Au Forum économique de Davos, Christine Lagarde a pris la parole pour défendre l’Europe et appeler à des actions concrètes sur la compétitivité et l’égalité. « L’Europe a pas mal été dénigrée ces derniers jours mais au fond, c’est plutôt une bonne chose et nous devrions remercier ceux qui la dénigrent », a lancé Mme Lagarde lors d’une discussion en clôture du forum dans les Alpes suisses. « Parce que cela nous a fait pleinement prendre conscience que […] nous devons nous concentrer davantage sur l’innovation, l’amélioration de la productivité et tout le reste », a-t-elle détaillé, et « la confiance a été sapée un peu, peut-être beaucoup ». La banquière centrale a dit avoir « une immense confiance et affection pour le peuple américain. Et je sais qu’en fin de compte, les valeurs les plus profondes l’emporteront ». Christine Lagarde a également appelé à « être attentif à la manière dont les richesses sont réparties et au creusement des inégalités ». « Si nous ne prenons pas cela au sérieux, nous allons droit vers de vraies difficultés. […] Il faut aussi garder à l’esprit que, dans certains pays, les conditions sont mauvaises et empirent », a-t-elle ajouté.
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À Davos, Lagarde appelle à l’innovation et à la répartition des richesses
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Lagarde rappelle l’urgence d’innover et d’améliorer la productivité, et elle insiste sur l’importance d’être attentif à la manière dont les richesses sont réparties et au creusement des inégalités. Elle affirme que l’Europe doit rester compétitive tout en veillant à l’équité, réconciliant objectifs de croissance et justice sociale, et elle rappelle que ces questions restent centrales pour la cohésion européenne et la confiance des citoyens.
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La synthèse de son propos souligne l’idée que la confiance et la vérité vont de pair, et que bâtir cette confiance prend du temps, mais la détruire prendrait encore plus de temps à réparer. Elle affirme également que les États et les institutions doivent agir pour éviter que les inégalités ne s’aggravent, tout en poursuivant les réformes structurelles nécessaires.
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Contexte international et réactions à Davos
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Sur le plan international, les échanges au sein du forum ont aussi été marqués par des prises de position étrangères. Dans un contexte très scruté, le président américain Donald Trump avait notamment pointé du doigt les faiblesses de l’Europe et critiqué violemment ses alliés. Son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky a de son côté regretté à Davos que l’Europe se montre « fragmentée » plutôt que de s’afficher comme « une vraie puissance mondiale ».