Les municipales 2026 en France se préparent avec des dynamiques contrastées, entre droites locales affirmant leur ligne et candidatures qui se multiplient dans les villes de province et d’Ile-de-France. Dans plusieurs communes, les programmes évoquent sécurité, rénovation et fiscalité locale, et les échéances approchent à grands pas. Les stories de Vierzon, La Ferté-sous-Jouarre et Aubervilliers montrent des tensions et des convergences qui pourraient peser sur le paysage politique régional.
À Vierzon, une liste de droite affirme sa ligne et ses mesures fortes
À Vierzon, Yannick Leroux, fonctionnaire de police en disponibilité, porte la liste Un souffle nouveau pour Vierzon, présentée comme « une union des droites » et « soutenue officiellement, pour l’instant, par Reconquête et Debout la France ».
Lors de la première réunion publique, vendredi, Yannick Leroux, a énoncé ses « mesures fortes pour lutter contre la criminalité » : police municipale armée, caméras, prévention, répression…
Il a rappelé encore lundi : « J’ai choisi l’engagement plutôt que l’exil […] Nous sommes déterminés à reprendre le contrôle de notre ville » et « nous allons revoir notre communication pour redorer l’image de Vierzon ». Pierre Le Belanger, ex-cadre dans l’industrie pharmaceutique, a développé l’idée que « notre composante la plus importante est celle des non-encartés et divers droite. » et « nous sommes des progressistes libéraux, nous ne recevons aucune instruction de parti politique mais nous acceptons tous les soutiens. » Il a ajouté que « Le plus important est de libérer Vierzon de ce “gauchemar” ». Brigitte Cocard, inspecteur divisionnaire des finances publiques, a proposé de « mutualiser des services avec la communauté de communes, utiliser au maximum le numérique, réduire les dépenses énergétiques, augmenter l’assiette de l’impôt en faisant venir de nouveaux habitants ». Stéphane Mousset, chef d’entreprise, a avancé le levier de la formation ou encore la volonté de créer une « société d’investissement en capital financée par la Ville et par toute personne désireuse de le faire » pour aider des entreprises à s’installer. Bruno Bourdin, qui avait renoncé à présenter une liste RN en 2020, a déclaré être sur « une liste pluraliste, sincère et patriote », avec « une droite plus assumée ». Des spectateurs ont exprimé leur ferveur, notamment Karine, commerçante place Foch, qui a lancé une pétition « contre le fléau des trottinettes ». Réunions vendredi 20 février salle Chaillot et mercredi 25 février salle Madeleine-Sologne à 18 h 30 ont été annoncées.

La liste rivale à Vierzon et les autres candidats: l’ancienne majorité est représentée par Maryvonne Roux, qui remplace Corinne Ollivier; d’autres listes se présentent: Imaginons Vierzon (Thibault Lhonneur, LFI) et Bastian Duenas (RN); Ahmed Taoussi (Vierzon autrement, gauche modérée à droite modérée) et Régis Robin (Lutte ouvrière) complètent le panorama.
La discussion a aussi mis en lumière les enjeux budgétaires et les rapports entre fonctionnement et investissement, alors que les participants se projettent sur les contours financiers de l’action publique locale.
Autres candidatures en région: La Ferté-sous-Jouarre et Aubervilliers
À La Ferté-sous-Jouarre, Ugo Pezzetta se porte candidat pour un troisième mandat et affirme vouloir poursuivre les axes de rénovation, d’embellissement et de sécurité, tout en maîtrisant la dette et la dépense publique. L’équipe serait renouvelée d’un tiers, et des projets comme une cuisine centrale et l’agrandissement de la maison médicale sont évoqués. Isabelle Gohin, du Front populaire fertois, est la candidate opposante et les deux campagnes se préparent pour les élections du printemps. « Je serai candidat avec une équipe renouvelée », a déclaré Pezzetta, et il précise que « Notre socle commun est l’intérêt des habitants ». Le coût de l’opération de rénovation est estimé à environ trois cent mille euros, dont cent cinquante-deux mille euros d’aides publiques; un emprunt du reste à charge serait contracté auprès des banques. Tous étaient ensuite invités par le maire à déguster un morceau de galette concoctée par Céline, leur souhaitant une bonne année 2026.

Dans le même temps, Aubervilliers est le lieu d’un échange politique où le PCF local et le PCF 93 soutiennent deux candidats différents, reflétant des tensions au sein de la gauche locale après une débâcle en 2020. Anthony Daguet a déclaré : « Nous avons choisi de ne pas rajouter de la division à la division et d’être responsables ».