Le sélectionneur et la fédération iranienne ont décidé d’écarter Sardar Azmoun de l’équipe nationale, ont rapporté plusieurs médias iraniens, rendant très improbable sa présence lors de la prochaine Coupe du Monde. Cette décision intervient après la diffusion par l’attaquant d’une photo le montrant en compagnie du dirigeant de Dubaï, Mohammed ben Rachid Al Maktoum, qui a été ensuite retirée de ses réseaux sociaux.
Décision et réactions publiques
Des commentateurs proches des autorités ont qualifié l’attitude d’Azmoun d’acte de « déloyauté ». Sur les ondes de la télévision d’État, le journaliste sportif Mohammad Misaghi a fustigé le joueur, estimant qu’il ne méritait plus de porter le maillot national tant que son comportement restait jugé inapproprié.
La Fédération de football de la République islamique d’Iran n’avait, au moment des premières informations, publié aucun commentaire officiel sur l’affaire.
Conséquences sportives
La probable absence de Sardar Azmoun affaiblirait sensiblement l’attaque de l’équipe d’Iran. L’attaquant, âgé de 31 ans, compte 57 buts en 91 sélections depuis ses débuts en 2014 et figure parmi les meilleurs buteurs de l’histoire récente de la sélection.
Azmoun évolue actuellement à Shabab Al-Ahli, club de Dubaï, après des passages remarqués par le passé à Zenit Saint-Pétersbourg, Bayer Leverkusen et l’AS Rome. Il avait pris part aux Coupes du Monde 2018 et 2022 avec l’équipe nationale.
Allégations et autres mesures signalées
Un média iranien a fait état, sans sources vérifiables, d’ordres visant à saisir les avoirs de plusieurs joueurs basés aux Émirats arabes unis, dont Sardar Azmoun, ainsi que du coéquipier Mehdi Ghayedi et de l’ancien international Soroush Rafiei. Ces informations n’ont pas été confirmées par des autorités judiciaires indépendantes.
- Photos publiées puis retirées par Azmoun sur ses réseaux sociaux.
- Accusations publiques de déloyauté sur la télévision d’État.
- Rapports non confirmés évoquant des mesures financières contre des joueurs.
Contexte politique et retentissement
La controverse s’inscrit dans un contexte politique tendu entre Téhéran et certains pays du Golfe et de l’Occident. Les relations entre l’Iran et les Émirats arabes unis ont connu des épisodes d’escalade, tandis que la Coupe du Monde 2026, coorganisée par les États-Unis, le Mexique et le Canada, se profile à l’horizon.
Par ailleurs, l’affaire rappelle les récents épisodes touchant l’équipe féminine iranienne, où plusieurs joueuses ont cherché l’asile à l’étranger après avoir été accusées de trahison pour ne pas avoir entonné l’hymne national lors d’une compétition continentale.
Préparations et calendrier
Malgré les tensions, l’équipe nationale est attendue pour des rencontres amicales en Turquie, à Antalya, contre le Nigeria le 27 mars, puis contre le Costa Rica quatre jours plus tard, dans le cadre de sa préparation à la Coupe du Monde.
La situation autour de Sardar Azmoun pourrait toutefois modifier la composition du groupe et la préparation de la sélection dans les semaines à venir.