Un an après la mort de Catherine Laborde, Thomas Stern revient sur le rôle d’aide aux aidants qu’il a assumé pendant des années face à la démence à corps de Lewy et sur les répercussions pour lui et pour celle qu’il a soutenue. La mort de Laborde est survenue le 28 janvier 2025, et son veuf publie un livre qui témoigne de ce parcours. Dans les retours médiatiques, l’accent est constamment mis sur l’aide aux aidants et sur le poids émotionnel et physique de ce rôle.

Le témoignage d’un aidant face à la démence à corps de Lewy
Selon les éléments des articles, Catherine Laborde a été atteinte d’une démence à corps de Lewy, diagnostiquée après des années de signes et d’épreuves. Le récit rappelle les nuits d’angoisse, les déambulations nocturnes et les chutes qui marquent le quotidien des proches aidants. Thomas Stern décrit ce qu’il a enduré et ce qu’il a tenté de préserver dans leur relation.
«Maintenir dans l’humanité» a-t-il confié, en décrivant les gestes et l’émotion qui ont aidé à traverser les années de maladie. «Il faut maintenir dans l’humanité quelqu’un qui s’en éloigne sans arrêt», confie-t-il. «Il faut aller jusqu’au bout de l’idée que c’est un être vivant, que c’est un être qu’on aime et qu’il faut maintenir cette relation».
«J’ai failli me tuer deux fois», a-t-il raconté, illustrant le poids extrême de l’épreuve et la fragilité des aidants; les chutes et les crises nocturnes y ont été des épisodes marquants. Le témoin rappelle aussi que Catherine Laborde «est restée la douce Catherine jusqu’au bout» et que le système d’ultra-vigilance s’est arrêté avec son décès, laissant place à un long rééquilibrage.
Un livre et des confidences publiques qui font date
Le 22 janvier 2026, il publie le livre Y a-t-il une vie après la mort ?, un témoignage sur le combat de son épouse mais sur sa vie en tant qu’aidant. Invité au micro de Marc-Olivier Fogiel sur RTL, le veuf a fait quelques confidences sur l’avancée de la maladie, notamment les crises hallucinatoires qui peuvent survenir la nuit. «Si elle est attaquée par un chien dans un rêve, elle se lève et elle court. C’est dangereux parce qu’elle dort, donc elle peut se blesser», explique-t-il, évoquant les risques nocturnes liés à la démence à corps de Lewy. Catherine Laborde est restée «la douce Catherine» jusqu’au bout.
«J’étais seul avec toi quand tu as cessé de respirer» a-t-il déclaré lors de l’entretien, et il a confié que le décès a mis fin au «système d’ultra-vigilance» qui régnait autour d’elle. Le livre, annoncé et publié en 2026, offre un regard intime sur le parcours d’un couple et sur le vécu d’un aidant qui n’a jamais envisagé placer sa femme dans un centre d’aide.
Les confidences publiques permettent aussi de mieux comprendre les attentes et les limites des proches confrontés à la démence. Elles rappellent que le témoignage personnel peut éclairer les politiques d’accompagnement et les ressources disponibles pour l’aide aux aidants.