Donald Trump a évoqué la possibilité d’imposer des droits de douane aux pays qui s’opposent à son plan sur le Groenland, une manœuvre qui ravive le duel diplomatique autour de l’archipel. Dans une série de déclarations publiques et d’interviews, le président américain affirme que le Groenland est essentiel à la sécurité nationale et que tous les partenaires devront respecter les conditions fixées par Washington. Les répercussions potentielles touchent l’Europe et l’OTAN, qui suivent de près les échanges entre Washington et Copenhague, confrontés à l’enjeu stratégique arctique. Face à ces menaces tarifaires, les alliés et les pays concernés évoquent des positions contrastées et des réactions qui pourraient redéfinir l’équilibre des alliances.
Trump et la menace tarifaire sur le Groenland
Dans sa logique de pression, Trump a déclaré: « Je vais peut-être imposer des droits de douane à des pays s’ils ne jouent pas le jeu sur le Groenland. Parce qu’on a besoin du Groenland pour la sécurité nationale », a déclaré Donald Trump.
Dans son viseur, le Danemark, l’Allemagne ou la France, dont l’envoi de troupes sur le territoire arctique, vise à freiner ses convoitises et soutenir la population.
L’OTAN a son tour s’en mêle et prévoit de déployer une mission de reconnaissance au Groenland. Objectif ? Évaluer la sécurité de l’île face aux menaces russes et chinoises.
75 % des Américains s’opposent à une prise de contrôle du Groenland, selon un récent sondage, et la délégation du Congrès présente cet après-midi à Copenhague continue les échanges.
Son envoyé spécial a déjà annoncé qu’il prévoyait de se rendre au Groenland en mars prochain, convaincu qu’un accord était possible.

Réactions internationales et rôle de l’OTAN
L’OTAN a prévu de déployer une mission de reconnaissance au Groenland pour évaluer la sécurité de l’île face aux menaces russes et chinoises.
Le Premier ministre du Groenland, Jens-Frederik Nielsen, a rétorqué: « Le Groenland n’appartiendra pas aux États-Unis. Le Groenland ne sera pas dirigé ni contrôlé par les Etats-Unis », a-t-il déclaré.
Le Premier ministre canadien Mark Carney a déclaré: « Nous sommes partenaires de l’OTAN avec le Danemark, donc notre partenariat reste intact. Nos obligations en vertu des articles 5 et 2 de l’OTAN restent valables et nous les soutenons pleinement ».
Les chiffres d’opinion reflètent une fracture apparente: 75 % des Américains s’opposent à une prise de contrôle du Groenland. Un envoyé américain a précisé que l’objectif restait d’obtenir un consensus et de déminer les tensions.

Enjeux et implications pour l’Arctique
Le dossier montre qu’un conflit entre droits de douane et sécurité peut redistribuer les choix des alliés autour de l’Atlantique et dans l’Arctique. Les responsables évoquent la nécessité d’un calibrage des positions pour éviter une escalade tout en protégeant les intérêts stratégiques et les populations locales. Les prochains échanges devront concilier pressions économiques et garanties de sécurité, dans un contexte où les pays européens observent de près l’alignement des États‑Unis avec leurs partenaires nordiques.