Le cancer de l’ovaire reste un cancer gynécologique rare, mais il touche tout de même plus de 5 000 femmes chaque année en France. Son diagnostic peut être tardif, car les premiers signes sont souvent discrets, banals ou confondus avec d’autres troubles digestifs ou urinaires. Pourtant, certains symptômes du cancer ovarien doivent amener à consulter rapidement lorsqu’ils persistent.
Les principaux facteurs de risque du cancer de l’ovaire
Plusieurs éléments peuvent augmenter le risque de développer un cancer de l’ovaire. La génétique joue un rôle important, notamment en cas d’antécédents familiaux de cancer de l’ovaire, du sein ou colorectal. L’âge compte aussi, les femmes de plus de 60 ans étant les plus concernées.
D’autres facteurs sont également associés à une hausse du risque :
- la surcharge pondérale ;
- la précocité des règles ;
- l’absence de grossesse à terme ;
- une grossesse tardive ;
- une ménopause tardive ;
- une hormonothérapie après la ménopause.
Des chercheurs ont par ailleurs récemment découvert que les femmes souffrant d’endométriose étaient elles aussi plus susceptibles de développer un cancer de l’ovaire.
9 symptômes du cancer de l’ovaire à ne pas négliger
Certains symptômes sont plus fréquents que d’autres, mais tous doivent attirer l’attention s’ils apparaissent de façon inhabituelle ou durable. Ils peuvent être liés à d’autres causes, mais leur persistance impose un avis médical.
- Douleurs abdominales et ballonnements, un symptôme courant ;
- La sensation persistante d’avoir trop mangé, également fréquente ;
- Troubles urinaires ou mictions fréquentes ;
- Maux de dos ;
- Constipation ;
- Gaz et indigestion ;
- Manque d’appétit ;
- Nausées et vomissements ;
- Reflux, douleurs thoraciques ou brûlures d’estomac.
Ces signes peuvent sembler anodins, mais lorsqu’ils s’installent, ils peuvent être révélateurs d’un problème gynécologique plus sérieux. Les ballonnements répétés, la gêne abdominale ou les troubles urinaires figurent parmi les signaux les plus souvent rapportés.
Quand consulter en cas de symptômes persistants ?
Si un ou plusieurs de ces symptômes durent depuis plus de deux semaines, il est recommandé de prendre rendez-vous avec un médecin. L’organisation américaine de soins de santé à but non lucratif MedStar Health souligne qu’il ne faut pas attendre si l’état général ne s’améliore pas.
Il est aussi conseillé de demander un deuxième avis si l’on ne se sent pas rassurée par l’évaluation initiale. Comme le rappelle l’organisme, personne ne connaît mieux que vous ce qui est habituel ou non pour votre corps. Ce réflexe peut s’avérer précieux lorsqu’un cancer de l’ovaire est en jeu.
Quel examen pour diagnostiquer un cancer de l’ovaire ?
Si un cancer de l’ovaire est suspecté, le médecin prescrira le plus souvent une échographie. Cet examen permet d’observer les ovaires, les trompes de Fallope et l’utérus afin de rechercher des kystes ou une masse tissulaire anormale, comme une tumeur ou un néoplasme.
Il faut toutefois garder à l’esprit que les kystes et les tumeurs ovariennes sont bien souvent bénins. L’échographie constitue donc une étape importante du diagnostic, mais elle ne suffit pas à elle seule pour conclure à un cancer.
