Andy, 58 ans, marié depuis 19 ans et originaire du Lancashire, a découvert être atteint d’un cancer du pancréas après qu’une légère gêne sur le côté gauche de son abdomen est apparue. « Pas de douleur, juste une petite gêne », a-t-il racconté au Telegraph, déclenchant une série d’examens qui allaient changer sa vie.
Un parcours personnel marqué par le sport et la famille
Adepte de rugby et père d’un fils joueur professionnel, Andy avait l’habitude de se rendre à la salle de sport plusieurs fois par semaine. « Il faut admettre que j’avais un peu de poids en trop avec mes 87 kg, car j’ai toujours aimé la nourriture et j’ai la carrure d’un rugbyman », souligne-t-il. Son mode de vie actif contrastait avec la gravité du diagnostic qui allait suivre.
« L’échographie m’a sauvé la vie »
De retour d’un voyage à l’étranger, Andy ressent une gêne persistante et hésite à consulter, pensant à une douleur musculaire liée à son activité sportive. Sa femme, Dianne, l’encourage vivement à se faire examiner. Une échographie a été planifiée et « Elle m’a sauvé la vie », partage-t-il.
Du doute au diagnostic: les étapes clés
L’échographie a d’abord évoqué une hypertrophie ganglionnaire. Un scanner a été réalisé quelques jours plus tard et une petite tumeur a été repérée sur le pancréas. Une IRM a été effectuée pour déterminer la taille, puis une coloscopie et une endoscopie, suivies d’une biopsie. Celle-ci a révélé une « dysplasie de haut grade », terme indiquant la dernière étape avant un cancer déclaré. « J’ai appris la nouvelle la veille de Noël, en présence de Dianne. Je savais que ce serait peut-être mon dernier », rappelle Andy.
La chirurgie de Whipple: risques, courage et espoir
La seule option pour Andy était une intervention de Whipple (pancréatoduodénectomie), une opération complexe visant à retirer environ le tiers du pancréas, la vésicule biliaire et une partie du conduit biliaire. L’intervention, qui n’est pas sans risque, a été présentée comme nécessitant une survie et une reprise de vie normale plutôt qu’un échec assuré.
« Ce qui aurait pu être mon dernier dîner était des spaghettis bolognaise faits maison », se souvient-il de la veille de l’opération. L’opération a duré 10 heures et s’est déroulée avec succès. « Je me suis réveillé lucide et on m’a dit que tout s’était bien passé », témoigne-t-il. Il attribue une part du succès à la maîtrise de la perte de sang inhérente à ce type de chirurgie, et décrit son rétablissement comme difficile mais réalisable, avec huit jours d’hospitalisation avant de pouvoir quitter l’établissement.
Le verdict final et le message d’espoir
Les résultats ont montré qu’il s’agissait d’une dysplasie de haut grade, diagnostiquée à temps pour éviter le cancer. « Si elle était restée en moi quelques mois de plus, je serais peut-être dans ma dernière année de vie », confie Andy. Cette issue démontre l’importance cruciale d’un diagnostic précoce et d’un suivi médical rigoureux.
Retour à la vie active et appel à la vigilance
Aujourd’hui, Andy est de retour à la salle de sport et reprend progressivement des forces. « J’ai réussi mon premier 5 km l’autre jour. Lentement, mais j’y suis parvenu. Nous partons à Aruba en juillet, et je compte bien revenir de ce voyage en pleine forme », affirme-t-il. Il appelle à tous les hommes de plus de 40 ans à être attentifs aux signaux que le corps envoie. « Ne négligez pas les petits tracas. Si vous avez des douleurs abdominales, faites-les examiner. Ne soyez pas fiers. Allez-y, tout simplement. »
Contexte sur le cancer du pancréas et facteurs de risque
Selon les données disponibles, l’incidence du cancer du pancréas est en nette progression depuis les années 1990, sans raison clairement identifiée. Cette maladie touche majoritairement des personnes de plus de 50 ans. Dans 60 % des cas, aucun facteur de risque n’est identifié. Parmi les causes connues figuraient la consommation de tabac et d’alcool, tandis que le diabète et l’obésité sont aussi évoqués comme facteurs de risque.