Quoi de plus réconfortant qu’un bon plateau de sushis au beau milieu d’une journée difficile ? Pourtant, derrière cette impression de repas léger et sain, se cache un effet souvent sous-estimé sur la glycémie. Comme l’explique la biochimiste Jessie Inchauspé, connue sur Instagram sous le pseudo @glucosegoddess, les sushis sont « des glucides purs » et contiennent même parfois des sucres ajoutés. Résultat : le taux de glucose dans le sang peut grimper rapidement après le repas.
L’astuce simple pour limiter le pic de glycémie
Pour profiter de ses sushis sans culpabiliser, Jessie Inchauspé recommande une stratégie très simple : commencer par une portion d’edamame. Ces fèves de soja, proposées dans la plupart des restaurants japonais, sont riches en fibres alimentaires et jouent un rôle clé dans la modulation de la réponse glycémique.
Selon la biochimiste, lorsque l’on mange un légume avant un aliment qui provoque un pic de glycémie, les fibres agissent comme un « bouclier ». Elles ralentissent l’absorption du glucose et permettent ainsi d’éviter la montée brutale de la glycémie dans les heures qui suivent le repas, mais aussi la fatigue et les envies de grignotage qui peuvent suivre.
Pourquoi les edamame sont intéressants avant des sushis
Les edamame se distinguent par leur teneur élevée en fibres alimentaires, un atout précieux pour mieux équilibrer un repas à base de riz. Dans le cadre d’un déjeuner composé de sushis, ils permettent d’introduire un aliment végétal avant les glucides, ce qui peut aider à lisser la réponse du corps au sucre.
Cette approche est particulièrement utile lorsque le repas contient une part importante de riz vinaigré, comme c’est souvent le cas avec les makis et les california rolls. L’idée n’est pas de renoncer aux sushis, mais de mieux les accompagner pour en réduire l’impact glycémique.
Que faire si le restaurant ne propose pas d’edamame ?
Si votre adresse préférée ne sert pas d’edamame, d’autres légumes riches en fibres peuvent remplir le même rôle. Une portion de carottes râpées, une salade de chou sans sauce, ou tout autre légume croquant et peu transformé peut constituer une bonne alternative avant de manger des sushis.
L’essentiel est de commencer le repas par un aliment végétal riche en fibres alimentaires. Cette simple habitude peut aider à réduire l’impact glycémique du menu, sans changer radicalement vos habitudes de restaurant.
- Carottes râpées
- Salade de chou sans sauce
- Autres légumes riches en fibres
Les sauces et le choix des sushis font aussi la différence
Jessie Inchauspé conseille également d’éviter les sauces, surtout les versions sucrées. La sauce soja salée peut rester acceptable avec modération, mais les sauces sucrées sont à écarter si l’objectif est de limiter la hausse de glycémie.
Autre conseil utile : privilégier les sashimis lorsque c’est possible. Ces tranches de poisson cru ne contiennent pas de riz vinaigré, contrairement aux makis et aux california rolls, qui contribuent davantage au pic de glycémie. En pratique, ce choix permet de composer un repas plus favorable à l’équilibre glycémique.
- Éviter les sauces sucrées
- Consommer la sauce soja salée avec modération
- Préférer les sashimis aux makis et california rolls
Ce qu’il faut retenir pour un repas de sushis plus équilibré
Pour réduire l’impact glycémique des sushis, l’ordre dans lequel vous mangez les aliments compte autant que leur composition. Commencer par des edamame ou un autre légume riche en fibres, limiter les sauces sucrées et opter pour des sashimis quand c’est possible sont trois réflexes simples à adopter.
Avec ces ajustements, il devient plus facile de savourer un plateau de sushis tout en limitant les variations rapides de glycémie. De quoi transformer ce repas plaisir en option plus compatible avec une alimentation équilibrée.