Le chancelier autrichien Karl Nehammer a de nouveau écarté la possibilité d’une coalition avec le parti d’extrême droite FPÖ, dirigé par Herbert Kickl. Après des consultations préliminaires, il a annoncé qu’il ne souhaitait pas devenir le « stegbügelhalter » (un terme signifiant « soutien » ou « marionnette ») de Kickl. Les discussions entre la conservatrice ÖVP de Nehammer et le parti social-démocrate SPÖ semblent désormais plus probables.
Refus de coalition avec le FPÖ
Nehammer a souligné qu’il ne pourrait pas soutenir une coalition avec le FPÖ, qui a récemment gagné les élections législatives. Lors d’une réunion demandée par le président autrichien Alexander Van der Bellen, il a déclaré que ce n’était pas une question de sympathie, mais d’actions politiques. Il a ajouté que Kickl n’était pas prêt à assumer la responsabilité requise dans un gouvernement.

Les enjeux à venir
Nehammer a noté qu’il partageait certaines préoccupations des électeurs du FPÖ, notamment en matière de sécurité, de migration et de politique islamique. Cependant, il a insisté sur le fait que les solutions doivent respecter l’état de droit et qu’il est essentiel d’apprendre des erreurs du passé. Il a critiqué la rhétorique de Kickl, la qualifiant d’alarmiste et de radicalisante.
Historique des gouvernements
La dernière coalition entre l’ÖVP et le FPÖ a eu lieu de 2017 à 2019, période durant laquelle Kickl a été ministre de l’Intérieur. Nehammer a évoqué que la gestion de Kickl avait ouvert la porte aux intérêts russes. En effet, le FPÖ est souvent perçu comme pro-russe, surtout après son opposition aux sanctions liées à la guerre en Ukraine.
Prochaines étapes politiques
Nehammer doit rencontrer Andreas Babler, le chef du SPÖ, pour des discussions supplémentaires. Une coalition entre l’ÖVP et le SPÖ, peut-être avec le soutien des libéraux de Neos, semble désormais être le scénario le plus plausible. La dynamique politique actuelle rend peu probable une coopération avec le FPÖ, surtout si Kickl prétend au poste de chancelier.
