Un test révolutionnaire pour la détection précoce du cancer
Publiée le 6 décembre dernier, une étude menée en Angleterre en collaboration avec l’Early Cancer Institute souligne l’importance d’un nouveau capteur injectable. Ce dispositif permet de détecter les cellules favorisant l’émergence de molécules cancéreuses.
La présence de « cellules zombies » dans notre organisme
Ce test, d’abord testé sur des souris, prend la forme d’un capteur injectable qui libère un composé dans l’urine. Ce dernier a pour but de détecter des protéines sécrétées par des cellules appelées « zombies » ou « cellules sénescentes ». Ces cellules, bien qu’inactives, endommagent les tissus environnants et peuvent favoriser le développement de cellules cancéreuses.
Un capteur « pionnier » et prometteur
Le test urinaire conçu pour interagir avec ces protéines, libère un composé décelable dans l’urine, permettant ainsi un diagnostic rapide. Selon Ljiljana Fruk, chimiste et professeure à l’Université de Cambridge, la sonde se dissocie en présence des protéines des cellules sénescentes, facilitant leur détection par changement de couleur de l’urine.
Un espoir pour l’avenir
Après des tests réussis sur des souris, les scientifiques espèrent élargir ce test aux humains et développer le capteur pour détecter d’autres cancers, comme ceux du sein ou du pancréas.
Le cancer du poumon, un enjeu de santé majeur
Le cancer du poumon est le troisième cancer le plus fréquent en France et la première cause de décès liée au cancer. En 2018, il a causé la mort de 33 117 personnes, touchant majoritairement les fumeurs. Il est donc vivement conseillé aux personnes de plus de 50 ans ayant une longue histoire de tabagisme de réaliser un scanner tous les deux ans.