Une étude récente sur la consommation de café
Publiée le 8 janvier dans la revue European Heart Journal, l’étude a révélé que les personnes qui buvaient du café à un moment précis de la journée avaient un risque plus faible d’une maladie cardiovasculaire et un risque de mortalité plus faible que celles qui le consommaient durant la journée. Cependant, la recherche n’a pas pu prouver si le café en était la seule cause.
Une étude menée sur plus de 40 000 personnes
Les chercheurs de l’Université Tulane à la Nouvelle-Orléans ont examiné 40 725 adultes ayant participé à l’enquête nationale sur la santé et la nutrition aux États-Unis entre 1999 et 2018. Ils ont analysé la consommation quotidienne de nourriture et de boissons des participants, ainsi que leur consommation de café, en quantité et en moment de la journée.
Dr Lu Qi, le chercheur principal de l’étude, a souligné l’importance de cette recherche en disant que pour la première fois, ils avaient testé les habitudes de consommation de café et leurs effets sur la santé.
Les buveurs de café et leur risque de mortalité
Les résultats ont montré que 36 % des participants buvaient du café uniquement le matin, tandis que 14 % en buvaient tout au long de la journée. Au cours de près de 10 ans de suivi, 4 295 personnes sont décédées, dont 1 268 en raison d’une maladie cardiovasculaire.
Les chercheurs ont trouvé que les buveurs de café du matin étaient 16 % moins susceptibles de mourir de toute cause et 31 % moins susceptibles de mourir d’une maladie cardiaque.
Une perturbation du rythme circadien
Les chercheurs se sont interrogés sur l’impact de l’heure à laquelle le café est consommé. Une hypothèse a été émise par le professeur Thomas Luscher, suggérant que la consommation de café plus tard dans la journée pourrait perturber l’horloge interne de notre corps, moment où il a besoin de repos.
Il a été également noté que de nombreux buveurs de café souffrent de troubles du sommeil, et que le café semble réduire la mélatonine, une hormone cruciale pour le sommeil, entraînant ainsi des modifications de facteurs de risque cardiovasculaire.
