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    Des Palestiniens inquiets face au possible Huitre d’UNRWA à Gaza

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    Des Palestiniens inquiets face au possible Huitre d’UNRWA à Gaza

    À Gaza, le réfugié palestinien Mohamed Al-Basyuni considère l’agence des Nations Unies pour les réfugiés palestiniens (UNRWA) comme « une bouée de sauvetage, et sa fermeture signifierait une catastrophe pour des millions de réfugiés modestes ».

    Issu d’une famille qui a fui la Nakba de 1948, Al-Basyuni vit à Beit Hanoun, une ville du nord de la bande de Gaza. Il déclare à Al Jazeera qu’« notre dépendance primordiale en matière de santé, d’éducation et d’aide alimentaire repose sur l’UNRWA. Que ferons-nous si elle s’effondre et qu’il n’y a pas d’alternative ? ».

    La crise humanitaire grandissante

    À cause de la guerre israélienne qui fait rage depuis le 7 octobre 2023, Al-Basyuni et sa famille (12 personnes au total) ont été contraints de fuir Beit Hanoun, où ils ont perdu leur maison, pour se réfugier dans un centre d’hébergement situé dans une école à l’ouest de la ville de Khan Younis.

    Mohamed et sa famille dépendent des aides fournies par UNRWA et craignent l’interdiction de ses activités à Gaza.

    Les craintes des réfugiés

    Al-Basyuni, âgé de 54 ans, et sa femme Raghda, âgée de 50 ans, souffrent d’hypertension et reçoivent leurs médicaments gratuitement d’une clinique à Beit Hanoun gérée par UNRWA. Il souligne : « Nos vies dépendent entièrement de ses services gratuits. Nous avons été éduqués dans ses écoles, nous nous soignons dans ses cliniques, et nous vivons grâce à ses aides humanitaires régulières ».

    Ils craignent l’effondrement de l’agence, surtout avec l’entrée en vigueur, le 28 janvier prochain, d’une décision du Knesset israélien d’interdire son activité dans les territoires palestiniens occupés.

    Les conséquences pour la population

    Au cours de la guerre, les services d’UNRWA ne se sont pas seulement limités aux réfugiés, qui représentent environ 70 % des 2,3 millions d’habitants de Gaza. Ces derniers dépendent principalement des aides humanitaires de l’agence, à la suite de l’effondrement de la vie et de l’arrêt de l’économie.

    Mercredi dernier, le commissaire général d’UNRWA, Philippe Lazzarini, a déclaré que l’agence continuerait de fournir de l’aide aux Palestiniens malgré l’interdiction qui touchera la bande de Gaza, la Cisjordanie et Jérusalem-Est.

    Des solutions impossibles

    Selon Adnan Abu Hasna, conseiller en communication d’UNRWA, l’agence exécute environ 90 % des opérations humanitaires dans le secteur. Il affirme : « Ce que nous faisons, c’est maintenir les gens en vie ».

    Il insiste sur le fait qu’« il n’y a pas d’alternative à l’agence, qui est profondément ancrée dans tous les aspects de la vie ». En effet, à travers la guerre, Israël a tenté de la remplacer par d’autres agences des Nations Unies, mais ces organisations ont clairement indiqué qu’elles ne veulent pas, ne peuvent pas et n’ont pas les capacités nécessaires.

    Un avenir incertain

    La nécessité d’UNRWA est devenue encore plus pressante depuis que la guerre a entraîné une hausse de la malnutrition et de l’insécurité alimentaire, touchant près de 95 % de la population de Gaza.

    Aïcha Ammar, mère de cinq enfants, partage son inquiétude : « Nous sommes à peine capables de vivre grâce aux aides d’UNRWA. Que ferons-nous sans elle ? ». Sa famille réside dans l’école Beit Al-Maqdis, à l’ouest de Khan Younis.

    Une mission cruciale pour l’agence

    UNRWA espère que l’accord de cessez-le-feu permettra l’entrée quotidienne de centaines de camions d’aide humanitaire, de fournitures médicales, ainsi que de pièces de rechange pour les stations d’eau et d’assainissement, bien que des risques importants persistent quant à l’interdiction des activités dans les territoires.

    Les défis ne manquent pas, car UNRWA doit faire face à un nombre de 650 000 enfants actuellement dans les rues et parmi les décombres. Rendre l’éducation accessible est essentiel, tout comme la réhabilitation des cliniques détruites de l’agence.

    Appel à l’action

    Enfin, Salah Abdel-Aati, président de l’Institut international de soutien aux droits du peuple palestinien, a qualifié la décision d’interdiction d’UNRWA de « non légale », mettant en lumière les conséquences désastreuses que cela pourrait avoir sur la situation humanitaire dans les territoires, notamment à Gaza.

    Pour lui, cette interdiction ne fait que renforcer les difficultés des opérations d’UNRWA, qui a déjà fait face à un manque budgétaire de 200 millions de dollars, affectant ainsi la qualité des services offerts aux réfugiés.

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