Selon une enquête récente, un enfant sur dix vivant dans la pauvreté a déclaré avoir été victime de harcèlement scolaire, illustrant l’impact dévastateur des difficultés financières sur les familles. Cette étude a été réalisée auprès de 2 000 parents d’enfants scolarisés au Royaume-Uni, vivant avec les revenus les plus bas.
Les Révélations de l’Enquête
Les résultats de cette enquête, menée par l’organisme caritatif Parentkind, révèlent que les ménages à faible revenu dépensent en moyenne 2 300 euros par an pour les frais scolaires. Près d’un quart des adultes interrogés ont admis avoir dû s’endetter pour couvrir des dépenses telles que le transport et les sorties scolaires.
Environ un parent sur dix a rapporté que son enfant avait été harcelé en raison de sa situation financière, tandis qu’un parent sur huit recevait des colis alimentaires de l’école de son enfant.
Statistiques Alarmantes
Un ménage est considéré comme vivant dans la pauvreté relative s’il gagne moins de 60 % du revenu médian après les coûts de logement. En mars 2023, environ 4,33 millions d’enfants vivaient dans des foyers à faible revenu après déduction des coûts de logement.
Les résultats de l’enquête ont été qualifiés de « choquants » par Parentkind, mettant en lumière le coût croissant de l’éducation pour les familles en difficulté.
Appels à l’Action
Parentkind a adressé son rapport aux ministres de l’Éducation et du Travail et des Pensions, demandant que des objectifs soient fixés pour réduire les frais scolaires pour les parents les plus démunis. Le directeur général de l’association, Jason Elsom, a déclaré : « Les parents vivant dans la pauvreté dépensent des sommes énormes de l’argent qu’ils n’ont pas pour envoyer leurs enfants à l’école. Cela ne peut pas être juste. »
Il a également proposé un objectif ambitieux visant à réduire de moitié les coûts scolaires en cinq ans, ce qui, selon lui, serait équivalent à augmenter le budget des ménages les plus pauvres d’un cinquième ou plus.
Réponses du Gouvernement
Le gouvernement britannique a précédemment qualifié le niveau de pauvreté infantile de « inacceptable », et une stratégie visant à résoudre ce problème devrait être publiée ce printemps. Des organisations caritatives ont également appelé à l’élimination de la limite de deux enfants pour les prestations, qu’elles estiment être un frein à la sortie de la pauvreté pour de nombreuses familles.
Daniel Kebede, secrétaire général du National Education Union, a souligné que « dans chaque classe de 30 élèves, neuf grandissent dans la pauvreté », ce qui impacte gravement les enfants et leur bien-être mental. Il a appelé le gouvernement à agir de manière décisive pour améliorer la situation.
Initiatives en Cours
Un porte-parole du ministère de l’Éducation a affirmé que le gouvernement est déterminé à lutter contre la pauvreté infantile et à briser le lien injuste entre origine sociale et opportunité. Parmi les mesures prises, 750 écoles commenceront à offrir des clubs de petit-déjeuner gratuits dès avril, soutenus par plus de 35 millions d’euros. Par ailleurs, le financement du premium pour les élèves a été augmenté à plus de 2,9 milliards d’euros pour l’année fiscale 2024-2025.

