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    SOPK: 7 choses à savoir sur la première cause d’infertilité féminine

    France

    Le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK) est une affection hormonale fréquente et la première cause d’infertilité féminine selon des sources publiques. Longtemps mal connue, sa définition associe des origines génétiques, épigénétiques et environnementales et des manifestations variées allant des anomalies menstruelles à l’hyperandrogénie. Le diagnostic repose sur deux critères cliniques ou échographiques et le traitement est symptomatique. Le 1er septembre se tient la journée mondiale de sensibilisation au SOPK, soulignant l’importance d’un suivi médical et psychosocial adapté.

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    SOPK, première cause d’infertilité féminine

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    Le SOPK est une affection hormonale fréquente qui touche environ 14 à 21 % des femmes menstruées selon les estimations de l’Organisation mondiale de la santé et des associations spécialisées. Décrit pour la première fois en 1935, il est souvent mal connu et multifactoriel. Son origine est multifactorielle, associant des facteurs génétiques, épigénétiques et environnementaux, et le diagnostic repose sur la réunion d’au moins deux critères cliniques ou échographiques.

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    \nIllustration SOPK et infertilité féminine\n
    Illustration SOPK et infertilité féminine.
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    Origine hormonale et critères diagnostiques

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    Les bases hormonales du SOPK impliquent un dérèglement des hormones gonadotropes. Les Hôpitaux universitaires de Genève soulignent notamment que « En cas de SOPK, le taux de ces hormones varie généralement peu au cours du cycle. Le taux de base de LH est plus haut que celui de FSH et n’augmente pas en milieu du cycle. Cette LH élevée est à l’origine de la surproduction d’androgènes ovariens (habituellement produits en petite quantité chez les femmes, ndlr). Ainsi, les ovaires ne reçoivent pas les bons messages et le cycle menstruel est perturbé », a noté l’établissement.

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    Les origines du SOPK sont multifactorielle et associées à des facteurs génétiques, épigénétiques et environnementaux.

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    \nIllustration SOPK et follicules\n
    Illustration SOPK et follicules.
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    Symptômes, traitements et perspectives

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    Les symptômes liés à l’hyperandrogénie et à la dysovulation sont les plus importants chez les patientes les plus jeunes. Avec l’âge, ils cèdent le terrain aux symptômes associés au syndrome métabolique », avance l’Inserm. Manifestations typiques : hyperpilosité ou hirsutisme, acné et perte de cheveux, ainsi qu’un risque accru d’insulinorésistance et de diabète. Le tableau clinique peut s’aggraver avec le poids et l’Organisation mondiale de la santé rappelle les répercussions sur la santé et sur l’image du corps.

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    « Les effets biologiques et psychologiques du SOPK, en particulier ceux liés à l’obésité, à l’image du corps et à l’infertilité, peuvent entraîner des problèmes de santé mentale et une stigmatisation sociale », a ajouté l’OMS.

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    Selon Inserm, « Décrit pour la première fois en 1935, le terme de SOPK a toutefois été donné à tort. Ce qu’on pensait être des kystes dans les ovaires des patientes est en réalité une multitude de follicules, ces structures normalement présentes dans les ovaires et composées d’un ovocyte entouré de cellules nourricières, mais dont le développement est, dans ce cas, inachevé. »

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    « Au début du cycle menstruel, 5 à 10 petits follicules d’environ 5 à 9 mm sont prêts à entrer en croissance au niveau de chaque ovaire. Un seul d’entre eux, le ‘follicule dominant’ parviendra au terme de sa maturation et produira un ovocyte fécondable », explique l’Inserm. Dans le SOPK, la maturation est bloquée et les follicules s’accumulent dans les ovaires.

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    Pour diagnostiquer le SOPK, au moins deux des éléments suivants doivent être réunis : des signes ou des symptômes d’un taux élevé d’androgènes (pilosité faciale ou corporelle excessive, perte de cheveux, acné ou taux élevé de testostérone dans le sang) ; des menstruations irrégulières ou inexistantes ; des ovaires polykystiques visibles à l’échographie. On pratique donc une échographie mais aussi un bilan biologique pour évaluer les niveaux hormonaux.

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    Le SOPK est incurable. À ce jour, il n’existe aucun traitement curatif du SOPK. Le traitement est uniquement symptomatique. Ainsi, une perte de poids (en cas de surpoids uniquement) peut réduire l’hyperandrogénie et réduire à plus long terme le risque de complications métaboliques liées au SOPK. Cela produira aussi un effet bénéfique sur l’aménorrhée et la fertilité. En cas d’hirsutisme, la pilule œstroprogestative est recommandée. « Sa composante progestative inhibe la sécrétion de LH et réduit la production d’androgènes ovariens. La composante œstrogénique diminue le taux d’androgènes circulants », détaille l’Inserm.

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    Si le SOPK provoque une infertilité chez près de la moitié des patientes, de nombreuses femmes touchées pourront néanmoins démarrer une grossesse spontanément, même si elles n’ovulent pas régulièrement. Si nécessaire, le traitement de l’infertilité repose sur une stimulation ovarienne et une assistance médicale à la procréation en cas d’absence de grossesse.

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