À Grenoble, un homme de 38 ans a été blessé par balle dans la nuit de lundi à mardi, alors qu’il cherchait à acheter des stupéfiants. Selon la police de l’Isère, son pronostic vital n’était pas engagé. Il aurait été pris pour cible lorsque les vendeurs ont aperçu une gazeuse, ce qui les a poussés à ouvrir le feu vers 1h30. Grenoble et ses banlieues restent marquées par des épisodes de violence par arme à feu liés au trafic de drogue, une réalité que les autorités suivent de près.

À Grenoble, des violences liées au trafic de drogue
Les faits se sont produits vers 1h30 dans la nuit de lundi à mardi. Il est rapporté que l’homme souhaitait «acheter des produits stupéfiants lorsque les vendeurs ont aperçu une gazeuse», et que cette perception a été interprétée comme une menace par les vendeurs, qui ont tiré, selon la police dans sa synthèse quotidienne. «Prenant cela pour une arme, ils lui ont tiré dessus», précise ce rapport, ce qui explique la blessure par projectil à la jambe. Le pronostic vital n’était pas engagé, selon la même source. Le département rappelle que la région connaît régulièrement des violences liées au trafic de drogue.
Contexte et précédents dans la région
Dans le rappel des faits, Grenoble et sa métropole ont été le théâtre de plusieurs épisodes de violences par arme à feu liés au trafic de drogue. En décembre, deux hommes de 18 et 22 ans avaient été tués par balle à Grenoble et dans la commune voisine d’Échirolles, et un Italien de 24 ans avait été blessé mi-décembre près d’un point connu de revente de drogue, selon les informations relayées par des sources locales.
Par ailleurs, en 2024, la place Saint-Bruno, au cœur du quartier de Chorier-Berriat, avait été le théâtre de plusieurs fusillades, les autorités évoquant alors une « guerre des gangs ». Cette répétition de violences alimente les préoccupations des habitants et des autorités sur les questions de sécurité et de lutte contre le trafic de drogue dans la région.
