Le président bulgare Roumen Radev a annoncé lundi sa démission, à l’approche des élections législatives anticipées prévues au printemps, nouveau rebondissement dans la crise politique qui déstabilise le pays depuis cinq ans. «Demain, je présenterai ma démission de mes fonctions de président de la République de Bulgarie», a déclaré M. Radev, 62 ans, dans une allocution officielle. Ces mots interviennent après la mi-décembre 2025, lorsque le gouvernement de coalition mené par les conservateurs du GERB a démissionné après des manifestations appelant à une lutte plus forte contre la corruption. Un gouvernement technique doit être nommé et la date du scrutin, attendue fin mars ou en avril, n’a pas encore été fixée. Ces législatives seront les huitièmes organisées en cinq ans dans ce pays des Balkans, le plus pauvre de l’Union européenne.

Élections anticipées et calendrier en Bulgarie
Ces législatives seront les huitièmes organisées en cinq ans et la date du scrutin est attendue pour fin mars ou en avril. Le gouvernement technique doit être nommé et la Bulgarie, pays le plus pauvre de l’Union européenne, poursuit une période d’instabilité marquée par des manifestations anti-corruption. La démission du gouvernement en place a été annoncée à la mi-décembre 2025, ouvrant la voie à de nouvelles consultations électorales et à des débats sur la formation d’une majorité parlementaire.
Contexte politique et réactions
Radev avait soutenu les protestataires lors des premières manifestations anticorruption en 2020 et demeure une figure pivot de la crise. Selon La Croix, son opposition à l’aide militaire à l’Ukraine a conduit nombre de ses détracteurs à le présenter comme prorusse. Selon d’autres observations, le récit autour de son alignement pro-européen a été renforcé par son soutien à des adversaires du GERB, et son image a été influencée par le manque de consensus sur les réformes.
Selon RFI, l’échec d’une troisième tentative de former un gouvernement après la démission du Premier ministre démissionnaire et la coalition PP-DB a conduit à un nouveau scrutin, tandis que les partis APS et PP-DB ont peiné à s’unir autour d’une majorité. Le message du chef de l’État a été clair: « On va vers des élections », avait-il déclaré.