Volodymyr Zelensky a retrouvé dimanche à Londres Keir Starmer, Emmanuel Macron et Friedrich Merz pour une séquence consacrée à la défense ukrainienne, au moment où Kyiv accuse Moscou d’avoir frappé un site de stockage de combustible nucléaire usagé près de Tchernobyl.
Le déplacement du président ukrainien intervient dans une journée de nouvelles attaques sur le territoire ukrainien. Les autorités locales ont fait état de morts dans les régions de Zaporijjia et de Dnipropetrovsk, tandis que l’opérateur nucléaire public Energoatom affirme qu’un bâtiment du site de stockage centralisé de combustible usagé, dans la zone d’exclusion de Tchernobyl, a été partiellement détruit.
La défense aérienne placée au centre de la rencontre
À son arrivée au Royaume-Uni, Volodymyr Zelensky a présenté la réunion comme un échange sur la défense, la coopération européenne en matière de défense aérienne et les perspectives diplomatiques. À Downing Street, il a rejoint le Premier ministre britannique, le président français et le chancelier allemand dans un format resserré autour du soutien à l’Ukraine.
La présidence française a lié cette rencontre aux travaux en faveur d’une paix « juste et durable ». Le rendez-vous s’inscrit aussi dans une phase où Kyiv réclame davantage de moyens pour ses systèmes antiaériens, alors que les frappes russes restent quotidiennes sur plusieurs régions ukrainiennes.
Un site sensible touché près de Tchernobyl
L’incident nucléaire signalé dimanche concerne le site de stockage centralisé de combustible usagé situé dans la zone d’exclusion de Tchernobyl. L’AIEA dit avoir été informée par l’Ukraine d’une attaque de drone tôt dans la matinée, avec des dégâts sur le bâtiment de réception du combustible et des bâtiments voisins.
Energoatom fait état d’un incendie éteint après l’attaque et d’un niveau de radiation resté normal. Le directeur général de l’AIEA, Rafael Grossi, juge l’incident « profondément inquiétant » en raison de la présence de grandes quantités de matières nucléaires sur le site.
Le point clef pour les civils est double : l’alerte ne s’accompagne pas, à ce stade, d’une hausse annoncée de la radioactivité, mais elle remet la protection des infrastructures nucléaires au cœur du débat diplomatique entre Kyiv et ses alliés.
Des bilans encore attribués aux autorités locales
Dans la région de Zaporijjia, les autorités ukrainiennes ont signalé des victimes après des frappes sur un village et dans la ville de Zaporijjia. Dans la région de Dnipropetrovsk, le gouverneur militaire régional Oleksandr Ganja a aussi signalé des morts après des attaques de drones et des bombardements aériens.
L’armée de l’air ukrainienne affirme que la Russie a lancé 236 drones dans la nuit de samedi à dimanche et que 215 ont été interceptés. Le ministère russe de la Défense soutient de son côté avoir visé des sites liés à l’armée ukrainienne. Ces déclarations contradictoires laissent le bilan complet et l’étendue des dégâts à confirmer par des évaluations indépendantes.
Sources
- TV5Monde — Zelensky s’entretient avec ses alliés à Londres, frappe russe sur un site nucléaire en Ukraine
- France 24 — Zelensky s’entretient avec ses alliés à Londres, frappe russe sur un site nucléaire en Ukraine
- Libération — Frappe russe sur un site de stockage de combustible nucléaire en Ukraine
- NucNet — Russian Drone Hits Building Storing Spent Nuclear Fuel Near Chornobyl
- CBS News — Russian strikes kill 3, damage nuclear fuel storage site near Chernobyl
