À cinq mois du coup d’envoi de la Coupe du Monde 2026, les discussions sur un éventuel boycott restent au centre du paysage politique européen. Le ministère des Sports a affirmé qu’« il n’y a pas de volonté de boycott du côté » du ministère des Sports français concernant le Mondial 2026 de football coorganisé par les États-Unis, a affirmé la ministre des Sports Marina Ferrari mardi soir, après des appels en ce sens en riposte à la politique internationale de Donald Trump.
« Au stade où nous nous parlons actuellement, il n’y a pas de volonté de boycott du côté de notre ministère de cette grande compétition qui est attendue », a indiqué la ministre à la presse lors des vœux du monde sportif.
« Je ne préjuge pas de ce qui pourrait se passer ».
« Maintenant, je ne préjuge pas de ce qui pourrait se passer, mais j’ai entendu aussi des voix qui s’élevaient qui viennent de certains blocs politiques. La Coupe du monde de foot c’est un moment extrêmement important pour tous les amoureux du sport », a-t-elle ajouté. Le Mondial est organisé au Canada, aux États‑Unis et au Mexique du 11 juin au 19 juillet prochain.

Position du gouvernement sur le boycott et Mondial 2026
Selon les déclarations de Marina Ferrari, « il n’y a pas de volonté de boycott du Mondial 2026 » et « Au stade où nous nous parlons actuellement, il n’y a pas de volonté de boycott du côté de notre ministère de cette grande compétition qui est attendue ». Le Mondial est bien prévu du 11 juin au 19 juillet et se déroule au Canada, aux États‑Unis et au Mexique. « Maintenant, je ne préjuge pas de ce qui pourrait se passer, mais j’ai entendu aussi des voix qui s’élevaient qui viennent de certains blocs politiques. La Coupe du monde de foot c’est un moment extrêmement important pour tous les amoureux du sport », a-t-elle ajouté.
En parallèle, des voix politiques européennes et françaises ont alimenté le débat. Mardi, le député La France insoumise Éric Coquerel a appelé la FIFA à ne jouer la Coupe du monde cet été qu’au Mexique et au Canada, écrivant sur X: « Sérieux, on imagine aller jouer la Coupe du monde de foot dans un pays qui agresse ses voisins, menace d’envahir le Groenland, détruit le droit international, veut torpiller l’ONU, instaure une milice fasciste et raciste dans son pays, y attaque les oppositions, interdit d’accès à l’épreuve les supporters d’une quinzaine de pays, prévoit de bannir des stades tout signe LGBT, etc…? ».
En Allemagne, la secrétaire d’État aux Sports Christiane Schenderlein a indiqué à l’AFP que la Fédération allemande de football (DFB) et la FIFA décideront « en toute autonomie » d’un éventuel boycott ou non du Mondial, et que « le gouvernement fédéral acceptera cette appréciation ». Par ailleurs, l’élu conservateur Roderich Kiesewetter a déclaré au journal Augsburger Allgemeine: « Si Donald Trump met à exécution ses menaces concernant le Groenland et déclenche une guerre commerciale avec l’UE, j’ai du mal à imaginer que des pays européens participent à la Coupe du monde ».
Dans un entretien au Figaro, Claude Le Roy, l’ancien sélectionneur du Sénégal, disait lui aussi se demander « s’il ne faudrait pas appeler au boycott de la Coupe du monde 2026, vu le comportement de Donald Trump à l’égard du continent, avec un président de la Fifa (Gianni Infantino) qui se targue d’être à ses côtés. Les dirigeants au plus haut niveau du foot ne parlent plus jamais de foot mais que de fric ».
Enjeux et contexte du Mondial 2026
Le contexte entourant le Mondial 2026 est marqué par des tensions liées à la politique internationale et à la gestuelle diplomatique des États‑Unis, qui coorganisent le tournoi avec le Canada et le Mexique. Les débats menacent d’emblée l’image du rendez‑vous sportif, alors que les instances sportives répètent l’importance de dissocier sport et politique et que les responsables politiques européens examinent leur position face à ces enjeux.
