Plusieurs développements en matière d’énergie et de sécurité attirent l’attention ce mardi. En France, la plateforme de La Mède voit émerger des questions sur la sécurité et le cadre juridique entourant le futur SMR d Air Liquide, dans un contexte de réinternalisation potentielle. Le débat survient après la clôture de l’enquête publique et à l’approche de la mise en service envisagée en 2028. Par ailleurs, aux États-Unis, Kristi Noem est scrutée pour sa gestion migratoire et ses relations avec l’administration Trump, dans un épisode politique complexe et disputé.
À La Mède, sécurité et cadre autour du SMR
Sur la plateforme de La Mède, TotalEnergies et Air Liquide prévoient un investissement pour produire sur place l’hydrogène nécessaire à la bioraffinerie, et la mise en service est envisagée pour 2028. Le site va devenir une plateforme au sens juridique, ce qui signifie qu’il n’y aura plus qu’une seule entreprise sur place et un cadre réglementaire et économique partagé. Ce statut récent est mentionné comme décret de 2019 et loi inscrite au code de l’environnement en 2023, selon les interlocuteurs de la CGT et des directions.
F.C. : Nous sommes satisfaits de voir l’investissement de 30 millions d’euros qui signifie que l’intérêt du site n’est pas remis en cause.
La discussion porte aussi sur le sens et les implications de sécurité. « On a été consulté sur l’étude d’impact, nous nous sommes abstenus, car nous avons estimé qu’il manquait des informations. Car la sécurité n’est abordée à aucun moment dans les dossiers d’enquête publique. »
F.C. : Le SMR d’Air liquide sera opéré à distance. Les opérateurs viendraient de Lavéra, où ils en ont déjà un. Mais avec quel cadre horaire ? C’est une donnée cruciale pour nous, on ne sait pas qui vient, quelles mesures de sécurité, ni s’ils passeront par nos installations.
Sur le volet économique et organisationnel, Fabien Cros précise : « Nous sommes plus un démonstrateur industriel qu’une unité de production. Soit on perd un peu d’argent, soit on en gagne beaucoup. On a perdu 300 millions d’euros en 2025, mais on en a gagné 70 en 2024. On est capables de gros résultats, avec seulement 250 salariés c’est énorme, mais cyclique. »
F.C. : Il y a une bonne nouvelle : l’arrêt du reformer, plus gros producteur de benzène du site [cancérigène, mutagène et reprotoxique CMR, Ndlr]. L’étude d’impact fait 6 000 pages, les directions nous disent de leur faire confiance car ils maîtrisent. Nous n’avons pas confiance, nous avons porté plainte au pénal pour mise en danger délibérée de la vie d’autrui contre Total pour l’exposition au benzène.
Le calendrier prévoit une mise en service en 2028, et les interlocuteurs indiquent que le dossier est sujet à de fortes tensions entre les exigences de sécurité et les impératifs économiques. Du côté des syndicats, la CGT appelle à une réinternalisation et à une clarification des cadres de sécurité avant toute étape opérationnelle.

Kristi Noem sur la sellette: critiques et réunions
Dans le paysage politique américain, Kristi Noem est décrite comme « accusée d’être responsable des conséquences chaotiques de l’offensive anti-immigration menée par l’administration Trump à Minneapolis » selon Politico. Cette accusation s’inscrit dans un contexte de critiques croisées sur la gestion migratoire et les réponses gouvernementales.
« accusée d’être responsable des conséquences chaotiques de l’offensive anti-immigration menée par l’administration Trump à Minneapolis »
Selon The New York Times, Noem a été « sommée d’assister, en compagnie de son adjoint Corey Lewandowski, à une réunion avec Donald Trump qui a duré près de deux heures dans le Bureau ovale, le 26 janvier au soir ». Cette description illustre un épisode où l’exécutif est interpellé sur ses choix et leurs répercussions.
« Sommée d’assister, en compagnie de son adjoint Corey Lewandowski, a une réunion avec Donald Trump qui a duré près de deux heures dans le Bureau ovale, le 26 janvier au soir », rapporte de son côté The New York Times.
Le récit rappelle aussi que le président aurait opéré un changement de stratégie en matière d’immigration, en envoyant à Minneapolis son conseiller spécial sur ce dossier, dans un contexte de critiques croissantes et d’incertitudes sur les réactions politiques locales et nationales.

En toile de fond, les journalistes soulignent que ces épisodes éclairent les tensions entre les choix stratégiques au sein du pouvoir et les réactions publiques, tant sur le plan intérieur américain que sur les dynamiques internationales. Ces développements attestent d’un paysage où sécurité, économie et politique se croisent de façon hauts en couleur et parfois contradictoire.