Plus de 4 000 suppressions de postes sont prévues dans l’Éducation nationale pour la rentrée 2026, selon le ministère, avec 2 229 postes dans le premier degré et 1 803 dans le second degré. La répartition par académie a été détaillée lors d’une réunion du Comité social d’administration et l’exercice a été retardé cette année par l’absence de budget. Le document précise que les chiffres sont présentés à titre prévisionnel sur la base du projet de loi de finances en discussion et sous réserve de l’adoption définitive de la loi.

Rentrée 2026: plus de 4 000 suppressions de postes annoncées
Selon le document transmis, 2 229 postes seraient supprimés dans le premier degré public (écoles maternelles et élémentaires) et 1 803 dans le second degré public (colleges et lycées). Le total est donc d’environ 4 000 suppressions pour l’ensemble du secteur public et privé, chiffre évoqué dans le cadre de débats budgétaires et d’un PLF révisé. Le ministère précise que ces éléments ont été « à titre prévisionnel », et qu’ils dépendent de l’adoption finale de la loi de finances.
La ministre et les services budgétaires ont insisté sur la nécessité d’ajuster les postes en fonction de l’évolution démographique, mais les syndicats répliquent que la réforme éducative actuelle ne répond pas à leurs attentes. « Il n’y a rien qui va », a réagi Élisabeth Allain-Moreno, secrétaire générale du SE Unsa, estimant que le budget n’a pas ce qu’il faut pour réparer les dégâts depuis 2017.
Cette présentation a « confirmé l’austérité budgétaire assumée », selon la CGT Educ’action, qui dénonce une politique budgétaire « sinistre ». Pour la fédération, les chiffres traduisent une baisse démographique aggravée par une répartition qui frappe certaines académies plus que d’autres.
Académies les plus touchées et réactions des syndicats
Dans le premier degré, le document indique que Lille serait la plus affectée avec 265 postes en équivalents temps plein (ETP) supprimés, suivie de Versailles (170), Nancy-Metz (160), Normandie (153), Nantes (151), Créteil (140) et Bordeaux (115). Dans le second degré, Lille est aussi en tête avec 190 suppressions, suivie de Rennes (153), Normandie (150) et Bordeaux (140). Clermont-Ferrand est évoé pour environ 110 suppressions dans le second degré.
« Ça va être sanglant », a prédit Aurélie Gagnier, secrétaire générale de la FSU-Snuipp, qui alerte sur les effets locaux d’une telle répartition. Sophie Vénétitay, secrétaire générale du Snes-FSU, ajoute que « On savait que la rentrée ne se préparait pas sous de très bons auspices. C’est confirmé. »
Le ministre de l’Education, Edouard Geffray, a rappelé que les chiffres traduisent une « chute démographique vertigineuse » et a assuré qu’« il n’y a pas de suppressions cachées », mais que certains postes peuvent être mis en réserve puis réaffectés.
