Le gouvernement a annoncé vouloir « engager un travail pour renforcer la sélectivité des étudiants » étrangers accueillis en France, a annoncé ce mercredi sa porte-parole Maud Bregeon. L’objectif, a-t-elle précisé, est de réfléchir à une meilleure efficacité dans l’accueil et en fonction des « besoins » des universités, sans dire si cela aboutirait à une diminution des visas étudiants délivrés. « C’est normal au regard de l’évolution du nombre de visas délivrés, qu’on le mette sur la table », « sans coup de menton, avec lucidité », a-t-elle insisté.

Renforcement de la sélectivité des étudiants étrangers en France
La porte-parole a rappelé que l’objectif est de réfléchir à une meilleure efficacité dans l’accueil et selon les besoins des universités, sans annoncer de réduction des visas étudiants délivrés. « Il y a un travail de réflexion qui sera mené dans les prochains jours et dans les prochaines semaines autour de cette question-là » par le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, « sous l’autorité du Premier ministre et du président de la République », a-t-elle déclaré devant la presse après le Conseil des ministres.
« l’objectif » était à ce stade de « réfléchir à une meilleure efficacité », « notamment dans l’accueil » et en fonction des « besoins » dans les universités, sans dire si cela aboutirait à une diminution des visas étudiants délivrés.
La sélectivité des étudiants étrangers revient régulièrement dans le débat : en 2018, le gouvernement avait ouvert la possibilité pour les universités d’augmenter les frais de scolarité des jeunes extra-européens.
La France a délivré en 2025 quelque 12 700 visas de court séjour (+5,8 %) pour motif étudiant et 118 000 premiers titres de séjour (+6,4 %) pour le même motif, selon des chiffres publiés mardi.
Pistes et chiffres clés pour 2025 et 2026
Par ailleurs, le projet de budget 2026 prévoit une suppression des aides publiques au logement (APL) pour les étudiants étrangers hors Union européenne non boursiers. Maud Bregeon a aussi évoqué une réflexion à venir sur « les filières économiques prioritaires » en matière d’immigration.
« Ces réflexions » gouvernementales sont annoncées au lendemain de la publication des chiffres sur l’immigration en 2025, avec plus de titres de séjour, moins de régularisations et une petite baisse des demandes d’asile, qui ont nourri un débat politique toujours plus polarisé sur ce thème en vue de la présidentielle de l’an prochain.
La France a délivré 384 230 premiers titres de séjour l’an dernier (+11 %), mais ceux délivrés pour motifs économiques ont reculé de 13 % à 51 190.
