Plusieurs professionnels de l’immobilier appellent à relancer et élargir le dispositif APL accession afin d’aider les ménages aux revenus modestes et les jeunes à accéder à la propriété. En 2025, le marché immobilier affiche des signes de reprise, porté par la stabilité des taux et la progression des ventes dans l’ancien. Selon la Fédération nationale de l’immobilier (Fnaim), les ventes dans l’ancien ont progressé de 11 % en un an et les prix de 0,8 %. Le retour des primo-accédants est aussi visible, puisqu’ils représentent 43,2 % des crédits immobiliers accordés l’an dernier, et 19 % des propriétaires ont plus de 80 ans. « Les propriétaires d’aujourd’hui ont été aidés par le passé. Si on n’aide pas les jeunes d’aujourd’hui à devenir propriétaires, ce sera très préjudiciable », a déclaré Loïc Cantin, président de la fédération, cité par BFM Business.
APL accession : un levier pour les primo-accédants
Le dispositif est en vigueur aujourd’hui sous conditions et permet une prise en charge par la Caf jusqu’à 25 % des mensualités. Toutefois, le nombre de logements éligibles a été fortement réduit depuis 2019, ce qui limite son impact réel sur l’accession.
Selon les chiffres de la Fnaim, 70 % des propriétaires ont plus de 65 ans et 19 % d’entre eux ont plus de 80 ans, ce qui souligne les défis démographiques autour de la propriété et le rôle potentiel d’un soutien renforcé pour les jeunes.

Perspectives et enjeux pour le secteur
Les professionnels estiment que l’APL accession pourrait être étendue en termes de conditions et de logements éligibles afin d’améliorer l’accession pour les primo-accédants et les ménages modestes. L’enjeu est aussi de soutenir l’ensemble du secteur immobilier face à une demande qui demeure insuffisante pour les ménages les plus modestes.
Si un élargissement était adopté, les effets attendus pourraient se lire sur le volume des transactions et sur la vitesse d’acquisition des premiers logements; les autorités et les fédérations devront suivre l’impact sur le parc disponible et sur l’accès au crédit, tout en veillant à ne pas alourdir le déficit public.