Le yaourt est un choix nutritif apprécié pour ses bienfaits sur la santé. Riche en calcium, il contribue à la solidité des os et peut protéger contre les fractures lorsqu’il est consommé régulièrement. Il est aussi reconnu pour soutenir la santé intestinale grâce à ses bactéries bénéfiques. Toutefois, pour en profiter pleinement, il convient de bien choisir son yaourt et de privilégier les produits les plus sobres en sucres et en additifs.
Le yaourt, un concentré de bienfaits
Le yaourt est obtenu à partir de lait pasteurisé auquel on ajoute des ferments lactiques (généralement Lactobacillus bulgaricus et Streptococcus thermophilus) avant de laisser fermenter et épaissir le liquide. Dans certains produits, des arômes, des émulsifiants, des édulcorants et des sucres viennent compléter la recette pour renforcer le goût et la texture, même lorsque l’étiquette annonce un « halo santé ».
Lorsqu’il est bien choisi, le yaourt peut être un aliment riche en nutriments soutenant les muscles, les os, l’intestin et le cœur. Il apporte environ 120 mg de calcium pour 100 g, soit environ 15 % de l’apport journalier recommandé pour un adulte, et environ 50 µg d’iode, représentant un tiers de cet apport.
« Ces minéraux contribuent à la santé des os et des dents, ainsi qu’au bon fonctionnement de la thyroïde et au métabolisme », précise Nichola Ludlam-Raine, diététicienne agréée. Certaines recherches suggèrent que le calcium, le magnésium et le potassium contenus dans le yaourt pourraient favoriser la santé cardiaque en aidant à réguler la tension artérielle.
Le yaourt peut aussi constituer une bonne source de protéines, atteignant environ 13 g pour 100 g. Toutefois, certains yaourts en renferment moins de 1 g, d’où l’importance de lire l’étiquette. « Les protéines contribuent au maintien des muscles et à la satiété », rappelle l’experte. Il est particulièrement crucial de consommer suffisamment de protéines en vieillissant pour limiter la perte de masse musculaire liée à l’âge.
Le yaourt contient également des bactéries bénéfiques (notamment s’il est étiqueté comme « vivant » ou fermenté), susceptibles de soutenir la santé intestinale. Des études suggèrent qu’une consommation régulière de yaourt pourrait réduire le risque de cancer colorectal en favorisant une flore intestinale plus favorable et en diminuant l’inflammation et les substances cancérigènes potentielles. Par ailleurs, comme d’autres produits laitiers, il fournit des vitamines B, notamment B12 et riboflavine (B2), essentielles pour le métabolisme énergétique et le fonctionnement cérébral.
Quelle quantité de yaourt devrions-nous manger ?
La portion recommandée se situe entre 120 et 150 g, l’équivalent d’un petit pot ou de cuillères à café bien remplies.
Il est tout à fait normal, et souvent bénéfique, de consommer du yaourt quotidiennement, surtout si vous privilégiez des yaourts nature, non sucrés et à ferments lactiques. Pour la santé intestinale, une consommation régulière et stable (trois à sept fois par semaine) est plus efficace qu’une consommation occasionnelle.
Les meilleurs types de yaourts à acheter – et ceux à éviter
Une diététicienne a passé en revue de nombreux yaourts disponibles en supermarché pour identifier les options les plus saines et celles à limiter. L’analyse porte sur des indicateurs nutritionnels clés pour 100 g, tels que la teneur en sucre, les calories, les graisses saturées et les protéines. Le sucre est un critère primordial, en particulier dans les yaourts aromatisés et les desserts, où les sucres ajoutés peuvent être importants. Les graisses saturées et la teneur en protéines jouent aussi un rôle, car elles influent sur la satiété et la santé cardiovasculaire.
Les yaourts à éviter
- Le yaourt aromatisé — « Ils ressemblent davantage à des desserts qu’à des yaourts ; ils sont souvent riches en sucres ajoutés, en matières grasses et en ingrédients artificiels », remarque Nichola Ludlam-Raine. Consommés occasionnellement, ils peuvent satisfaire une envie gourmande, mais ne constituent pas une base santé au quotidien.
- Le yaourt allégé — « Ces variétés peuvent renfermer plus de sucres ajoutés ou d’édulcorants artificiels pour compenser la moindre matière grasse », souligne l’experte. Retirer les matières grasses peut aussi diminuer l’absorption de vitamines liposolubles et altérer la satiété. Un yaourt nature plus riche peut s’avérer plus sain sur le long terme.
Les meilleurs yaourts pour la santé
Le yaourt grec (et non les yaourts à la grecque)
Le yaourt grec, issu d’un filtrage qui le rend naturellement crémeux, est souvent plus riche en protéines et peut contenir plus de matières grasses et d’additifs selon les marques. L’important est de privilégier une version faible en calories et en matières grasses tout en conservant des cultures vivantes. Les options « vivantes » seront préférées pour le soutien intestinal.
Le yaourt enrichi en protéines
De nombreux yaourts affichent désormais une teneur élevée en protéines, ce qui peut faciliter la réparation musculaire, la satiété et la récupération après l’effort. Lors de l’achat, il faut toutefois lire les étiquettes pour éviter les sucres ajoutés et les édulcorants artificiels. Préférez-les nature si possible et sucrez-les à la maison, ou savourez-les plutôt qu’un dessert sucré.
Le yaourt nature
Le yaourt nature est l’une des formes les plus pures d’un yaourt. Il est peu transformé, sans sucres ajoutés, et constitue une source naturelle de protéines, de calcium et de cultures vivantes. En plus d’être savoureux nature, il est polyvalent et sert de base idéale pour des préparations sucrées ou salées.
Le skyr
Le skyr est techniquement un yaourt égoutté d’origine islandaise, classé parmi les yaourts natures grâce à son traitement minimal. « Ce yaourt est le grand gagnant grâce à sa faible teneur en matières grasses (moins de 0,5 g), en graisses saturées (moins de 0,1 g) et en sucres (4 g), tout en apportant une quantité impressionnante de 10,6 g de protéines pour 100 g », précise Nichola Ludlam-Raine. Il est particulièrement adapté pour la satiété et la nutrition générale, surtout si l’on recherche une option riche en protéines et faible en gras.
