Une nouvelle étude suggère qu’un régime vegan faible en gras, sans restriction calorique ni comptage des glucides, pourrait aider les personnes atteintes de diabète de type 1 à réduire leur consommation d’insuline tout en allégeant les coûts liés au traitement.
Selon la Dre Hana Kahleova, principale auteure de la recherche, l’augmentation continue du prix de l’insuline rend cette piste particulièrement intéressante. « Alors que les prix de l’insuline continuent d’augmenter, les personnes atteintes de diabète de type 1 devraient envisager d’adopter un régime vegan pauvre en graisses. Il peut améliorer la sensibilité à l’insuline et réduire la quantité nécessaire, leur permettant ainsi de faire de substantielles économies », explique-t-elle.
Un régime vegan pauvre en graisses face au diabète de type 1
Cette recherche s’appuie sur un essai clinique mené en 2024 et compare deux approches alimentaires distinctes. D’un côté, un régime végétalien faible en graisses ; de l’autre, un régime plus classique fondé sur le comptage des calories et le contrôle des portions.
Les résultats ont surpris les scientifiques : dans le groupe suivant le régime vegan, la dose totale d’insuline a diminué de 28 % en moyenne. À l’inverse, aucun changement notable n’a été observé chez les participants du groupe témoin.
Pourquoi la sensibilité à l’insuline s’améliore
L’insuline est une hormone essentielle qui transporte le sucre du sang vers les muscles et le foie, où il peut être utilisé comme source d’énergie. Chez les personnes atteintes de diabète de type 1, la production d’insuline est insuffisante, ce qui impose des injections régulières adaptées aux variations de la glycémie.
D’après les résultats de cette étude, une alimentation vegan serait directement liée à une meilleure sensibilité à l’insuline. En d’autres termes, l’organisme utiliserait cette hormone de façon plus efficace, ce qui réduit la quantité nécessaire au quotidien.
Un métabolisme plus stable et des bénéfices multiples
Pour la Dre Kahleova, « le pouvoir de l’alimentation est encore sous-estimé dans la gestion du diabète de type 1 ». Elle rappelle que des apports trop élevés en graisses peuvent freiner le passage du glucose dans les cellules, obligeant l’organisme à produire ou injecter davantage d’insuline.
En réduisant ces graisses, les cellules deviennent plus réceptives et le métabolisme se stabilise davantage. Sur 12 semaines de suivi, les participants du groupe végétalien ont aussi enregistré plusieurs améliorations notables :
- une perte de poids moyenne de 5 kg
- une meilleure régulation de la glycémie
- une diminution du cholestérol
- une amélioration de la fonction rénale
Des économies possibles sur l’insuline
Au-delà des effets métaboliques, l’étude met aussi en lumière un enjeu financier important pour les personnes vivant avec un diabète de type 1. La baisse de la consommation d’insuline pourrait représenter une économie substantielle dans un contexte où le coût de ce traitement ne cesse d’augmenter.
Cette approche alimentaire pourrait ainsi intéresser les patients à la recherche d’une stratégie nutritionnelle capable d’agir à la fois sur la glycémie, le poids, le cholestérol et la charge thérapeutique quotidienne.
