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    Accusations chinoises et russes contre les USA au Moyen-Orient

    Lors d’une réunion du Conseil de sécurité des Nations unies, les États-Unis ont été confrontés à des accusations russes et chinoises selon lesquelles leurs récentes frappes en Syrie et en Irak attiseraient les tensions déjà présentes dans la région, une grande responsable des Nations Unies a appelé « toutes les parties » à empêcher l’escalade des tensions au Moyen-Orient.

    Rosemary Di Carlo, Secrétaire générale adjointe aux affaires politiques des Nations unies, a déclaré lors de la réunion du Conseil de sécurité des Nations unies pour examiner les frappes de représailles menées la semaine dernière par l’armée américaine contre des sites en Irak et en Syrie, « J’appelle le Conseil à continuer de coopérer étroitement avec toutes les parties pour empêcher une escalade supplémentaire et l’aggravation des tensions qui sapent la paix et la sécurité régionales ».

    Elle a ajouté: « Je réitère l’appel lancé par le Secrétaire général à toutes les parties pour qu’elles évitent le précipice et tiennent compte du coût humain et économique intolérable d’un éventuel conflit régional ».

    Di Carlo a appelé à un arrêt immédiat des hostilités à Gaza pour des raisons humanitaires, soulignant les coûts humains et économiques élevés de tout conflit régional potentiel.

    Lors de son allocution, la responsable des Nations unies a veillé à ne pas blâmer une quelconque partie.

    De nombreux États membres du Conseil de sécurité des Nations unies ont exprimé des inquiétudes similaires lors de la réunion d’urgence convoquée par la Russie.

    Accusations russes et chinoises

    La Chine et la Russie ont accusé les États-Unis d’attiser les tensions avec leurs frappes contre des cibles en Syrie et en Irak en représailles à une attaque ayant visé une base américaine en Jordanie le 28 janvier, entraînant la mort de trois militaires américains.

    Washington a tenu une milice pro-iranienne pour responsable de cette attaque, tandis que Téhéran s’en est distancié.

    Lors de la réunion du Conseil de sécurité des Nations unies, l’ambassadeur russe auprès des Nations unies, Vassily Nebenzia, a déclaré: « Il est évident que les frappes américaines visent spécifiquement à attiser le conflit », dans le but de « préserver sa domination mondiale ».

    Quant au représentant chinois aux Nations unies, Zhang Jun, il a déclaré que « les actions américaines sont susceptibles d’aggraver le cycle de représailles vide de sens au Moyen-Orient », accusant Washington de violer la souveraineté des territoires syrien et irakien.

    Le représentant chinois a estimé que l’échec de la mise en œuvre d’un cessez-le-feu à Gaza était la cause fondamentale de l’aggravation des tensions au Moyen-Orient, une position soutenue par le représentant algérien auprès des Nations unies, Ammar Benjamia.

    En revanche, Robert Wood, adjoint de l’ambassadeur américain aux Nations unies, a défendu les mesures « nécessaires et proportionnées » prises par son pays pour exercer son « droit à l’autodéfense ».

    Wood a déclaré que « les États-Unis n’ont aucun désir de conflit supplémentaire dans une région où nous travaillons de manière intensive pour contenir le conflit à Gaza et le désamorcer ».

    Il a ajouté: « Nous ne recherchons pas de conflit direct avec l’Iran », appelant le Conseil de sécurité des Nations unies à exercer une pression sur Téhéran pour mettre fin aux attaques menées par des groupes qui lui sont loyalistes.

    La Syrie, l’Irak ainsi que l’Iran ont condamné ces frappes de représailles américaines qui ont fait au moins 45 morts.

    L’ambassadeur iranien auprès des Nations unies, Amir Saïd Iravani, a qualifié les accusations américaines contre son pays de « trompeuses, infondées et inacceptables ».

    Iravani a déclaré que « l’Iran n’a jamais cherché à étendre le conflit dans la région » mais que « si l’Iran est menacé, attaqué ou agressé, elle n’hésitera pas à exercer son droit légitime de riposter fermement en vertu du droit international et de la Charte des Nations unies ».

    Frappes américaines

    La semaine dernière, les États-Unis ont lancé des frappes contre 85 cibles en Syrie et 3 autres en Irak. Selon Washington, ces frappes ont visé des sites appartenant à la Garde révolutionnaire iranienne et à des milices armées pro-iraniennes.

    Washington a menacé de mener d’autres frappes en représailles à l’attaque ayant visé une base militaire américaine en Jordanie, près des frontières syriennes et irakiennes, le 28 janvier.

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