Un incendie meurtrier survenu à Crans-Montana (Valais) a fait 40 morts et 116 blessés. Ce mardi et ce mercredi, Jacques et Jessica Moretti, propriétaires du bar impliqué, ont été auditionnés séparément au siège du ministère public de Sion. L’enquête, ouverte pour homicide par négligence, lésions corporelles par négligence et incendie par négligence, se poursuit pour lever le voile sur les circonstances exactes et les responsabilités.

À Crans-Montana, les auditions des propriétaires du bar se poursuivent ce mercredi
Audition de Jessica Moretti et progression des questions interrogatives marquent la journée. Pressée par les journalistes, celle-ci s’est comme mardi refusée à tout commentaire à son arrivée. La veille, pendant environ dix heures, c’est son époux Jacques qui avait été soumis au feu des questions des magistrats et de certains des 27 avocats des parties civiles. Selon plusieurs avocats, le mis en cause s’est plié de bon gré au jeu des questions, mais tous les défenseurs n’ont pas eu le temps d’intervenir et ont donc réclamé que l’audition de mardi soit prolongée mercredi. Une demande rejetée par les magistrats du ministère public, qui a demandé aux avocats de leur remettre leurs questions par écrit, ont rapporté plusieurs avocats.
L’enquête et les charges retenues contre les propriétaires et les responsabilités liées à l’incendie
L’enquête porte sur homicide par négligence, lésions corporelles par négligence et incendie par négligence. Il s’agit de la deuxième audition du couple depuis l’ouverture d’une instruction à leur encontre; l’enquête doit lever le voile sur les circonstances exactes et les responsabilités, la commune de Crans-Montana ayant déjà reconnu l’absence de contrôle sécurité et incendie depuis 2019.
Les avocats des familles de victimes s’expriment
« On regrette qu’on n’ait pas été au bout de l’exercice en continuant ce matin. Maintenant, on est dans l’espoir que très rapidement, nous pourrons accomplir cet acte complet et que chacune des parties plaignantes aura cette possibilité. Je pense que c’est important qu’on leur marque ce respect », a réagi mercredi matin Me Romain Jordan, avocat de plusieurs familles de victimes. « Je pense que la justice exige que nous donnions le temps à répondre effectivement à toutes les questions qui vont se poser. Je crois que les victimes le méritent », a déclaré Me Laurence Casays, qui défend trois familles de victimes.