Bettina Steckmann, qui célèbre aujourd’hui son 63ème anniversaire, partage son expérience poignante face à la maladie et son choix concernant la stérbehilfe, ou aide à mourir. Son témoignage aborde des thèmes de douleur, d’amitié et de décisions de fin de vie.
Un anniversaire marqué par la présence des amis
Interrogée sur son état de santé, Mme Steckmann a déclaré : « J’ai passé deux très mauvaises journées avec de fortes douleurs, mais aujourd’hui ça va. J’ai pu recevoir mes amis toute la journée, c’était exactement ce que je souhaitais. » Elle a souligné l’importance de ces moments partagés : « Nous avons ri. Nous avons pleuré. Se revoir et exprimer à quel point ces amitiés sont précieuses, c’était magnifique. »
Des réflexions sur la douleur et le soutien
Malgré la joie des retrouvailles, l’émotion était palpable. « C’était beau, mais aussi très difficile. Je leur ai dit : ‘Vous devez traverser cela.’ J’aborde le lendemain avec sérénité. Comme c’est, c’est bien, » a-t-elle ajouté.
Un choix réfléchi
Après une année éprouvante où elle a appris que des métastases étaient de retour, Bettina a pris la décision de ne plus poursuivre le traitement. « Une nouvelle chimiothérapie ne m’aurait apporté qu’un maximum de six mois. J’ai eu cinq mois sans chimio, et c’était la bonne décision. Je suis reconnaissante de pouvoir lâcher prise demain, » a-t-elle expliqué.
La stérbehilfe et le besoin de contrôle
Bettina Steckmann a choisi de recourir à l’assistance médicale pour mettre fin à ses souffrances. « J’avais d’autres options, comme de fortes médications, mais je ne voulais pas prendre ce risque. Je ne pouvais pas garantir que cela se passerait bien sans un professionnel à mes côtés, » a-t-elle précisé.
Elle a également évoqué les implications personnelles de ce choix : « Je ne voulais pas que mon mari soit impliqué dans une situation où il pourrait être tenu responsable. Il aurait pu se retrouver en position délicate s’il m’avait trouvé. » Pour elle, la sécurité et le soutien médical étaient essentiels.