Dans la dernière enquête de la série « Polizeiruf 110 », un drame familial mêlé à un thriller juridique se déroule à Munich, où la mort tragique d’un jeune homme entraîne des révélations troublantes.
À quoi ressemble l’intrigue ?
Mia Horschalek (Emma Preisendanz), issue d’une riche famille munichoise, se retrouve perdue après le décès de sa mère. Son père, Ralph (Martin Rapold), est un homme d’affaires dans le secteur des métaux précieux, préoccupé par son image. Sa soeur cadette, Sasha, est plus intéressée par son image sur les réseaux sociaux que par sa famille. Mia trouve du réconfort dans les discussions avec son thérapeute Martin Weibel (Michael Roll) et son partenaire Lukas « Lucky » Bärwein (Florian Geißelmann). Ensemble, ils réalisent des films pornographiques amateurs. Lorsque Lucky est retrouvé mort dans son camping-car, les inspecteurs Cris Blohm (Johanna Wokalek) et Dennis Eden (Stephan Zinner) prennent en charge l’enquête. L’analyse des échantillons ADN par la scientifique Franca Ambacher (Jule Gartzke) met en lumière un détail crucial, mais juridiquement délicat.
Pourquoi « Polizeiruf 110 : Au-delà de la loi » mérite-t-il d’être regardé ?
Ce film, scénarisé par Tobias Kniebe et réalisé par Dominik Graf, illustre les limites légales auxquelles sont confrontés les enquêteurs lors de l’analyse des traces ADN. Il s’inspire d’une affaire réelle survenue en 2010, où un test ADN massif après une agression a mené à l’identification d’un suspect, mais la cour suprême a par la suite jugé ce processus illégal. Le film tente d’expliquer de manière accessible cette thématique complexe tout en utilisant des techniques cinématographiques intéressantes, comme les écrans partagés et des acteurs s’adressant directement à la caméra.
Les préoccupations soulevées par le film
Le personnage principal, Mia, lutte contre l’anorexie, exprime des pensées dépressives et s’engage dans la production de contenus pour adultes. Son père est dépeint comme un entrepreneur arrogant, vivant dans une villa si vaste qu’elle nécessite un ascenseur pour se déplacer entre les étages. En plus d’être impliqué dans des affaires douteuses d’armement, il fait face à des activistes qui s’opposent à ses activités. La tentative du film d’aborder plusieurs sujets controversés le rend parfois erratique, surtout en début d’histoire, où la structure narrative manque de clarté, rendant difficile le suivi des événements. Le dénouement, bien que prévisible, laisse les enquêteurs perplexes pendant que le spectateur suspecte déjà l’identité du coupable.
Les enquêteurs
Ce n’est que leur troisième affaire ensemble, mais Cris Blohm et Dennis Eden se révèlent être un duo d’enquêteurs captivant. Leur dynamique est équilibrée et leurs échanges sont pleins d’humour. Par exemple, lorsque Eden se plaint que le père de Mia refuse de coopérer avec la police, Blohm répond : « Sincèrement, Dennis, je sens que je deviens de plus en plus têtue aujourd’hui. » Cette têtise culmine dans un acte d’insubordination de la part de Blohm, qui enfreint les règles et les lois.
À regarder ou à éviter ?
Bien que le sujet soit captivant, l’exécution du film laisse à désirer. Pour ceux qui souhaitent un hiver tranquille, il pourrait être préférable de passer ce polar dominical.

