Depuis Crans-Montana, l’enquête sur l’incendie du bar Le Constellation s’enlise dans des questions techniques autour de la conservation des enregistrements de vidéosurveillance et des demandes de sauvegarde présentées par les autorités. Des informations publiques indiquent que des images du réveillon ont été effacées après un délai de sept jours, rendant certaines pièces potentiellement éclairantes inaccessibles. Dans le cadre de l’enquête, le bilan de l’incident a été évoqué par plusieurs médias: BFMTV indique que le drame a fait 40 morts et 116 blessés. Les autorités et les gérants du bar se renvoient la responsabilité sur la gestion des caméras et sur le respect des délais de conservation.
À Crans-Montana, Le Constellation au cœur de l’enquête
Le drame s’est déroulé dans la station valaisanne et a suscité des interrogations sur la sécurité et la traçabilité des faits nocturnes. Le parquet valaisan a élargi l’instruction à des responsables sécurité et incendie de la commune et prévoit d’auditionner des acteurs locaux dans les semaines à venir. Dans les documents consultés par les médias, la question centrale demeure: qui était présent et quelle était l’affluence devant le bar au moment de l’incendie?

Selon BFMTV, l’incendie tragique de ce bar emblématique a coûté la vie à de nombreuses personnes et a blessé des dizaines d’autres, ce qui soulève des questions sur la réponse des secours et la sécurité de l’établissement.
Des images effacées et des demandes de sauvegarde
Confrontée à des échanges entre la police municipale et la police cantonale, la mairie a expliqué que les enregistrements s’effacent automatiquement après sept jours. « À ce moment-là, toutes les vidéos sont encore disponibles. Nous sommes encore dans ce fameux délai de 7 jours », indiquait la RTS lorsqu’il a été question des premières demandes de conservation.
RTL rappelle que les procureurs ont demandé initialement « les vidéos de surveillance à proximité des lieux de la police municipale de Crans-Montana » soient sauvegardées et exploitées.
« Notre système de vidéosurveillance enregistre les images sur une durée de 7 jours maximum. Dès lors, nous n’avons plus accès aux images du 31 décembre et du 1er janvier. Cependant la police cantonale a effectué une sauvegarde des images du 1er janvier entre minuit et 6h »

Les échanges montrent des demandes répétées: le 1er janvier 2026, puis le 5 et le 7 janvier, et enfin le 15 janvier, la commune est invitée à remettre les enregistrements des caméras pour la période concernée.
La question des caméras internes et de la couverture du périmètre du Constellation est également évoquée par les médias. BFMTV rappelle que des images internes installées par les gérants pourraient aider l’enquête, mais des sauvegardes complètes ne semblent pas garanties pour l’ensemble du périmètre.
Des suites judiciaires et les enjeux pour l’enquête
Le parquet valaisan a annoncé des auditions et l’élargissement de l’instruction à des responsables sécurité et incendie de Crans-Montana. Deux nouveaux mis en cause sont cités; l’actuel responsable du service de sécurité publique doit être entendu le 6 février et un ancien chargé de sécurité incendie est convoqué le 9 février. L’objectif est de clarifier qui a ordonné ou non le recours à la sauvegarde des images et comment les pièces ont été conservées.
La disparition des images antérieures à minuit demeure un thème central: selon les autorités, il sera difficile de reconstituer certains événements, comme l’état exact de la porte de service du bar ou le flux de clients. Certaines sources estiment qu’une partie des images pourrait exister chez la société qui gère ce système, mais les procureurs attendent des actes concrets pour accéder à ces données.