Emmanuel Macron, en marge du Forum économique mondial à Davos, a défendu une voie fondée sur la coopération et la souveraineté européenne. « C’est une période de paix, de stabilité et de prévisibilité », a-t-il déclaré, décrivant « une période d’instabilité et de déséquilibres du point de vue sécuritaire et économique ». Le président français a dénoncé une « dérive vers l’autocratie et davantage de violence », où « les conflits sont devenus la norme ». Il a dit préférer « le respect plutôt que les brutes » et appelé à des « solutions collaboratives » et à un « dialogue coopératif ». Pour cela, il faut « plus de souveraineté, plus d’autonomie pour les Européens et de l’autre côté, un multilatéralisme efficace afin de donner des résultats via la coopération », estime-t-il, précisant que « ce n’est pas une manière ancienne de penser le multilatéralisme ». Il a aussi insisté sur la nécessité d’un G7 renouvelé et d’un cadre multilatéral plus efficace pour peser dans les échanges internationaux et protéger les intérêts européens.
n
À Davos appelle à une coopération renforcée et à une souveraineté européenne accrue
n
Selon lui, « l’Europe est en retard » par rapport à ses concurrents, mais elle dispose d’outils « très puissants » en matière commerciale et doit les « utiliser » quand elle « n’est pas respectée ». Il a dénoncé une « concurrence des États-Unis d’Amérique » à travers une politique commerciale qui « exige des concessions maximales et vise ouvertement à affaiblir et subordonner l’Europe ». Il a de nouveau invoqué le recours à l’instrument « anti-coercition » de l’Union européenne, qualifié de « bazooka » en cas de guerre commerciale.
n

n
Concurrence USA-Europe et rôle du G7 dans le discours de Macron
n
Le chef de l’État a déploré l’entrée dans « un monde où le multilatéralisme est encore affaibli », dans lequel « la concurrence devient de plus en plus ardue, de plus en plus difficile, notamment avec les États‑Unis qui demandent des concessions de plus en plus importantes et cherchent à affaiblir l’Europe ». Il a de nouveau invoqué le recours à l’instrument anti-coercition de l’Union européenne et a rappelé que le continent a besoin de « plus de coopération pour construire de nouvelles approches et une souveraineté stratégique et économique plus forte » et qu’il « ne faut pas accepter passivement la loi du plus fort ».
n

n
« Nous devons investir beaucoup plus » au niveau européen, a-t-il ajouté, afin de renforcer les capacités industrielles et commerciales et de garantir un multilatéralisme efficace via la coopération. Il a aussi répété vouloir refaire du G7, que la France préside cette année, un « forum pour un dialogue franc » et pour des « solutions collectives et coopératives ».
