Des pays arabes ont vivement condamné, lors d’une session d’urgence du Conseil des droits de l’homme à Genève, les attaques iraniennes visant des pays du Golfe, les qualifiant de violation flagrante du droit international et de la Charte des Nations unies. La réunion, convoquée par les États du Golfe, a mis en garde contre les répercussions de ces frappes sur la sécurité des civils et la stabilité régionale.
Réactions des délégations arabes
La représentante du Qatar auprès du Conseil a dénoncé des frappes « aléatoires » qui ont visé des civils et des infrastructures de services publics dans les pays du Golfe. Elle a réaffirmé le droit des États de la région à défendre leur souveraineté et a réitéré la condamnation totale de Doha à l’égard de ces actions.
Le délégué de Bahreïn a déclaré que son pays subit « pour le vingt-sixième jour consécutif » des attaques militaires non justifiées, les qualifiant de violation manifeste des principes de la Charte des Nations unies et du droit international. Il a précisé que ces agressions ont perturbé la vie quotidienne et nécessité des mesures de protection des populations.
De son côté, l’Arabie saoudite a estimé que les attaques constituent une atteinte évidente au droit international et a souligné que les pays du Golfe ne sont pas parties au conflit en cours, rendant inacceptables les frappes à leur encontre. Le Koweït a appelé la communauté internationale à adopter une position ferme pour faire cesser ce qu’il a qualifié d’agression iranienne.
- Oman a demandé l’arrêt immédiat d’une montée des tensions sans précédent dans la région.
- Les Émirats ont accusé l’Iran de défier la communauté internationale en cherchant à justifier ses attaques contre les pays du Golfe.
- La Jordanie et l’Égypte ont également condamné les violences, évoquant les attaques visant leurs territoires et ceux du voisinage.
Accusations et réponses
La délégation iranienne a rejeté ces reproches et a pointé du doigt Israël, accusée par Téhéran de fragiliser l’ordre régional et de contribuer à l’escalade qui mène, selon elle, vers le chaos. L’argument iranien insiste sur le fait que ses actions seraient une réponse militaire aux opérations américano-israéliennes.
Alerte du Haut-Commissaire
Le Haut-Commissaire aux droits de l’homme de l’ONU a qualifié la situation de « hautement dangereuse » et a mis en garde contre la capacité inédite de ce conflit à impliquer des États au-delà des frontières, y compris des acteurs venus de différentes régions du monde. Il a appelé les pays influents à tout mettre en œuvre pour ramener le conflit à son terme.
Contexte des attaques
Depuis le 28 février, des frappes menées par missiles et drones ont visé des pays du Golfe. Téhéran affirme s’en prendre aux bases américaines présentes dans la région, présentées comme une réponse à des attaques supposées dirigées contre l’Iran et ses alliés.
Cependant, ces opérations ont entraîné des dommages à des infrastructures civiles dans plusieurs États du Golfe, touchant notamment des aéroports, des ports et des bâtiments résidentiels, ce qui a nourri l’inquiétude des représentants arabes réunis à Genève.
Au terme de la session d’urgence, les délégations arabes ont insisté sur la nécessité d’une réaction internationale ferme pour faire cesser les attaques iraniennes et prévenir une nouvelle aggravation de la crise sécuritaire dans la région.