Donald Trump a annoncé le retrait de l’invitation adressée au Premier ministre canadien Mark Carney pour rejoindre son « Conseil de paix ». L’initiative, présentée comme une nouvelle instance internationale, a suscité des doutes parmi certains partenaires traditionnels des États-Unis. Le Canada et l’Union européenne ont été évoqués dans les échanges, tandis que la France et le Royaume-Uni ont refusé d’y participer, selon plusieurs dépêches. Mark Carney avait, quelques jours auparavant, évoqué Davos la fracture de l’ordre mondial et appelé les « puissances moyennes » à s’unir face aux forces « hégémoniques ».

Trump retire l’invitation du Canada au Conseil de paix
Trump a retiré son invitation adressée à Mark Carney, pour rejoindre ce qui sera le « Conseil de paix ». « Veuillez considérer la présente lettre comme une notification du retrait par le Conseil de paix de son invitation à participer à ce qui sera le Conseil de dirigeants le plus prestigieux jamais réuni », a écrit le président américain sur Truth Social.
La France et le Royaume‑Uni ont refusé d’y participer, tandis que l’Union européenne a exprimé de « sérieux doutes » sur cette organisation, qui accorde une large place aux partenaires historiques des États‑Unis au Moyen‑Orient, aux alliés idéologiques de Donald Trump et aux pays désireux d’attirer l’attention du président américain, selon des responsables européens.
Lors d’un discours particulièrement remarqué au Forum économique Mondial, en Suisse, Mark Carney avait pointé mardi la fracture de l’ordre mondial et appelé les « puissances moyennes » à s’unir pour faire face aux forces « hégémoniques ».
Et le dirigeant d’ajouter : « Le Canada existe grâce aux États‑Unis ».
« Le Canada n’existe pas grâce aux États‑Unis », a rétorqué jeudi le Premier ministre canadien. « Le Canada prospère parce que nous sommes Canadiens. Nous sommes maîtres chez nous, c’est notre pays, c’est notre avenir », a‑t‑il dit depuis la ville de Québec, expliquant vouloir faire de son pays un « phare » en cette période de « déclin démocratique ».
« Nous pouvons montrer qu’une autre voie est possible, que la trajectoire de l’Histoire n’est pas destinée à se courber vers l’autoritarisme et l’exclusion, mais qu’il peut encore se courber vers le progrès ».