Aller au contenu

Vendredi 9 octobre 2026 Mis à jour à 19 h 02

Lire sans pub
Affaire Ruggia : Haenel témoigne; le parquet réclame une peine plus lourde

Affaire Ruggia : Haenel témoigne; le parquet réclame une peine plus lourde

Par Marie 2 min de lecture

Garder Discussion
France

Dans l’affaire Agressions sexuelles Adèle Haenel et Christophe Ruggia, la comédienne est revenue sur son traumatisme devant la cour d’appel. Le procès, déclenché par le recours du prévenu contre sa condamnation initiale, poursuit d’éclairer les mécanismes de violence et leurs conséquences dans le milieu du cinéma. Le témoignage de Haenel intervient alors que le parquet demande une peine plus lourde et que le monde du cinéma est relancé par ce dossier.

Adèle Haenel au tribunal lors du procès
Adèle Haenel au tribunal lors du procès contre Christophe Ruggia

Témoignages d’Adèle Haenel à l’audience

Elle a décrit les traces qu’a laissées l’affaire et les répercussions sur sa vie et sa santé mentale, rappelant qu’il a fallu du temps pour se reconstruire après ce qu’elle a vécu.

« Ça me fout la honte, en fait. Ça me fout la honte d’être marquée à ce point. J’aimerais que ça n’ait pas eu lieu, j’aimerais juste pouvoir dire que ça n’existe pas. J’ai tendance à minimiser parce que c’est une manière de repousser l’importance de M. Ruggia dans ma vie. Ça me dégoûte de le dire, mais cette importance, c’est l’ampleur de la destruction »

Adèle Haenel, à la cour, a déclaré.

« J’ai envie d’arrêter cette dépression, d’y mettre un terme, mais je sais pas si ça sera fini. Juste vivre avec. C’est une image de soi complètement détruite depuis l’âge de 12 ans »

Adèle Haenel, à la cour, a précisé lors de sa déclaration.

« Cet endroit sur la tête que j’ai, que je gratte tout le temps, c’est M. Ruggia qui m’a dit un jour que j’étais sur ses genoux +ah tu as un truc là+ (…) Je me suis mis à gratter cet endroit en fait, j’ai eu ma main recouverte de sang et depuis je n’ai pas arrêté »

Adèle Haenel, à la cour, a raconté cette image.

Après ce passage, l’avocat général Alexis Bouroz a souligné que le dossier « a pour particularité de se passer dans le monde du cinéma, mais sur le fond, les ressorts, la réalité, c’est ce que vous retrouvez dans tous les dossiers sur lesquels vous êtes amenés à statuer: le prof d’équitation, le prof de gymnastique, l’encadrant de camp scout… C’est pas un MeToo, c’est des abus sexuels sur des enfants ».

Haenel est ensuite revenue sur son choix de s’éloigner du cinéma en 2020 pour se consacrer au théâtre et au militantisme de gauche radicale, l’emmenant sur des scènes et dans l’action politique.

Le parquet réclame cinq ans de prison, dont trois fermes

À l’issue de l’audience, l’avocat général Alexis Bouroz a requis cinq ans de prison, dont trois fermes, afin que le prévenu connaisse « l’emprisonnement réel ».

Christophe Ruggia, qui avait été condamné en février à quatre ans de prison, dont deux fermes à effectuer sous bracelet électronique, conteste les faits et voit son appel examiné.

Source: https://www.larepubliquedespyrenees.fr/societe/afp/agressions-sexuelles-sur-adele-haenel-trois-ans-de-prison-ferme-requis-en-appel-contre-christophe-ruggia-27542460.php

Cet article vous a-t-il aidé à comprendre ?

Connectez-vous pour donner votre avis : il aide la rédaction à savoir ce qui reste à expliquer.

Abonnement One Media

Lisez One Media sans publicité

Formule

Aucune publicité sur votre compte, votre carte de lecteur numérotée à votre nom, résiliable à tout moment.

Toutes les formules, dont l’annuel avec 2 mois offerts

Discussion

Soyez le premier à réagir. Un compte gratuit suffit ; le premier message est relu avant publication.

Se connecter Créer un compte

À lire ensuite

Tout le fil

Explorer

Chargement des rubriques…

Votre compte

Créez un compte gratuit pour garder des articles, suivre des rubriques, retrouver votre historique et participer aux débats.

Se connecter Créer un compte