Le Premier ministre hongrois Viktor Orbán nourrit un espoir fervent : voir s’élever la fumée blanche au-dessus de la chapelle Sixtine, symbole de l’élection d’un pape hongrois. Sa diplomatie discrète mais déterminée s’articule autour du cardinal Péter Erdö, archevêque de Budapest, qu’il soutient activement dans la perspective du conclave à Rome.
Une stratégie discrète au Vatican
Contrairement à Emmanuel Macron, dont les échanges récents avec des cardinaux français à Rome ont suscité une attention médiatique importante en Italie — certains journaux conservateurs y voyant une intrusion au conclave — Viktor Orbán opte pour une approche plus subtile. Le chef du gouvernement hongrois privilégie une diplomatie papale en coulisses, tissant patiemment un réseau d’influences au sein du Vatican afin d’augmenter les chances de son candidat, le cardinal Péter Erdö.

Un soutien politique aligné sur des valeurs chrétiennes
Viktor Orbán se présente comme le leader d’un « gouvernement chrétien », mettant en avant les « valeurs familiales ». Sa politique inclut des mesures telles que le durcissement de l’accès à l’avortement et des positions critiques à l’encontre des mouvements LGBT, reflétant une vision conservatrice renforcée. Cette orientation politique est également utilisée pour promouvoir l’image de Péter Erdö, perçu comme un candidat en phase avec ces valeurs au sein de l’Église catholique.
Les enjeux de la succession papale
Le conclave qui doit élire le successeur du pape François est un moment crucial pour la diplomatie hongroise. Viktor Orbán déploie des efforts constants, notamment par le biais d’aides aux chrétiens d’Orient et le financement d’événements religieux importants comme le Congrès eucharistique, pour renforcer la position de l’archevêque de Budapest. Ce soutien vise à influencer subtilement les choix des cardinaux électeurs, dans un contexte où la candidature hongroise est perçue comme une opportunité de consolider l’influence conservatrice au Vatican.
