Les voitures électriques continuent de gagner du terrain en France. Selon les données relayées par BFM et TF1 Info, les immatriculations de véhicules électriques neufs ont progressé de 48 % sur les quatre premiers mois de 2026, avec 148.302 unités enregistrées. Dans le même temps, le marché automobile global reste en recul.
Le contraste est net. Alors que l’ensemble des ventes de voitures neuves recule encore d’environ 1,6 % depuis janvier et demeure loin des niveaux d’avant-Covid, l’électrique affiche une part de marché stabilisée à 26 % en avril. Autrement dit, la dynamique du segment ne dépend plus seulement d’un effet d’annonce : elle pèse désormais dans les chiffres nationaux.
Une croissance portée par plusieurs moteurs
Les professionnels de la filière évoquent un effet de rattrapage après un début d’année 2025 plus faible, mais aussi une offre qui s’élargit dans les modèles d’entrée de gamme. Les contraintes réglementaires jouent également : les flottes d’entreprise doivent accélérer leur électrification pour rester dans les clous fiscaux.
Autre élément à surveiller : la progression des constructeurs chinois. TF1 Info souligne qu’ils représentent désormais 7 % du marché électrique en France. Ce n’est pas encore un basculement, mais cela confirme que la bataille du prix et de l’accessibilité devient centrale dans la transition automobile.
Le carburant, un facteur encore difficile à mesurer
La flambée des prix à la pompe pourrait aussi soutenir l’intérêt pour l’électrique, mais les organisations de la filière restent prudentes. Elles expliquent que l’impact exact n’est pas encore quantifiable dans les statistiques, car les commandes passées en avril ne se lisent qu’avec un décalage.
La tendance de fond paraît toutefois claire : malgré un marché automobile toujours fragile, la voiture électrique sort du statut de niche. Elle bénéficie à la fois de la politique industrielle, des nouvelles offres commerciales et d’un contexte énergétique qui pousse une partie des automobilistes à revoir ses critères d’achat.