La charge mentale, un terme populaire depuis la pandémie
Depuis la pandémie de Coronavirus, un terme s’est largement popularisé : la charge mentale. Aujourd’hui, tout le monde en a déjà entendu parler. Mais de quoi s’agit-il exactement ? « La charge mentale, ce sont toutes ces petites choses du quotidien qui créent une forme de « to do list » mentale, une sorte de sac à dos de choses auxquelles on doit penser et qui créent de l’anxiété et du stress », explique Christèle Albaret, psychosociologue et experte de Ça commence Aujourd’hui.
Une inégalité de répartition des tâches
Bien qu’il y ait eu une évolution des mœurs, la charge mentale demeure principalement celle des femmes. « On est encore sur du 60/40 », assure Albaret, soulignant que cette charge est souvent invisibilisée dans la société. Les mères passent en moyenne 22 heures par jour à s’occuper des enfants, même lorsqu’elles travaillent à plein temps.
Libération de la charge mentale
Pour Christèle Albaret, se libérer de la charge mentale nécessite de lâcher prise sur le besoin d’être parfaite. « Il y a un premier travail de permission à faire, il faut réussir à se détacher de cette culpabilité », déclare-t-elle. Elle encourage les femmes à déléguer certaines tâches pour éviter d’être submergées par le stress.
Partage des responsabilités
Passer d’un partage des tâches à un partage des responsabilités est crucial. Les couples doivent établir un dialogue pour répartir équitablement les tâches quotidiennes. « Cela ne suffit pas. Il faut communiquer pour réellement partager les responsabilités », insiste Albaret.
Le rôle des politiques et des entreprises
Les politiques et les entreprises ont aussi leur part de responsabilité dans ce déséquilibre. Christèle Albaret souligne l’importance d’un congé paternité équitable pour réduire cette charge mentale et travailler vers plus d’égalité au sein des foyers.