Les sodas light sont souvent perçus comme une alternative plus saine aux boissons sucrées classiques. Pourtant, cette idée reçue mérite d’être corrigée, car leur consommation régulière pourrait aussi avoir des effets néfastes sur la santé, notamment sur le cœur et les artères.
Les sodas light, pas si anodins pour la santé
On sait depuis longtemps que les sodas classiques, très sucrés et très caloriques, augmentent le risque de diabète de type 2, d’obésité, de maladies cardiovasculaires, d’ostéoporose ou encore de cancer du pancréas. Face à ces dangers, les versions “light” se sont imposées comme une alternative séduisante.
Mais selon le Dr William Berrebi, médecin gastro-entérologue et hépatologue, il ne faut pas les considérer comme meilleures pour la santé. Dans une vidéo publiée sur Instagram, il rappelle qu’une boisson sans sucre ni calories n’est pas forcément sans risque.
L’aspartame au cœur du problème
Le principal sujet d’inquiétude concerne les édulcorants de synthèse, en particulier l’aspartame. Présent dans de nombreux sodas light, il est parfois présenté comme un simple substitut du sucre, alors qu’il peut avoir des effets délétères lorsqu’il est consommé régulièrement.
Le médecin explique qu’une canette de Coca Cola light® contient 80 mg d’aspartame. Or, au-delà de 60 mg d’aspartame par jour, le risque de maladies cardiovasculaires, d’obésité et de certains cancers serait plus élevé.
Une canette par jour peut suffire à augmenter le risque cardiovasculaire
Pour le Dr William Berrebi, boire une canette de soda light par jour n’est pas anodin. Selon lui, cette consommation quotidienne expose à un risque accru de maladies cardiovasculaires, et plus largement à d’autres problèmes de santé associés aux édulcorants de synthèse.
Le message est clair : l’absence de sucre ne signifie pas l’absence de danger. Les boissons light ne doivent donc pas être considérées comme une version plus saine des sodas traditionnels.
Comment repérer l’aspartame dans les produits du quotidien
Pour savoir si une boisson ou un aliment contient de l’aspartame, il faut vérifier la liste des ingrédients. Cet édulcorant se cache sous le code E951.
On le retrouve dans de nombreux produits courants, pas seulement dans les boissons light :
- les boissons allégées ;
- les plats préparés ;
- les chewing-gums ;
- les glaces ;
- les produits laitiers ;
- les dentifrices ;
- les viennoiseries industrielles ;
- certains compléments alimentaires.
Une vigilance accrue face aux édulcorants
Le cas des sodas light rappelle qu’un produit allégé en sucre n’est pas forcément meilleur pour l’organisme. Entre l’aspartame et les autres édulcorants de synthèse, la prudence reste de mise, surtout en cas de consommation quotidienne.
Le débat autour des boissons light s’inscrit ainsi dans une problématique plus large : celle des risques associés aux produits transformés et aux faux sucres, souvent consommés sans réelle méfiance.