Un accident ferroviaire impliquant deux trains à grande vitesse s’est produit dimanche soir dans le sud de l’Espagne, en Andalousie. Le bilan est encore provisoire et les chiffres divergent entre les sources. Le ministre des Transports, Oscar Puente, a déclaré sur X que « le choc a été terrible ». Le Premier ministre Pedro Sánchez a évoqué une « nuit de profonde douleur » et a assuré le soutien de l’État. La circulation sur certaines liaisons Madrid-Cordoue, Séville, Malaga et Huelva a été interrompue pour la journée, selon Adif.
Bilan évolutif du drame en Andalousie
Les autorités indiquent que le déraillement a impliqué les wagons d’un train Iryo, parti de Malaga, qui aurait été percuté par un train Renfe circulant dans le sens inverse près d’Adamuz, à environ 200 km au nord de Malaga. La violence du choc a été telle qu’il a projeté les deux premiers wagons du train Renfe hors des rails. Le bilan, encore provisoire, a évolué au fil des heures, avec des chiffres qui passaient de 21 morts et 73 blessés à 39 morts ce lundi matin, selon l’AFP et les autorités. Plus de 300 passagers se trouvaient à bord du train Iryo et plus de 100 dans l’autre train, selon les premiers bilans.

Réactions et mesures sur le terrain et à Madrid
Sur place, les secours et les autorités coordonnent les opérations. Le Premier ministre Pedro Sánchez a évoqué une « nuit de profonde douleur » et a assuré que l’État suit la situation de près. Isabel Díaz Ayuso, présidente de la région de Madrid, a indiqué que des « équipes de soutien vont être déployées pour accompagner les familles » des personnes touchées. Le trafic de trains à grande vitesse entre Madrid et Cordoue, Séville, Malaga et Huelva sera interrompu au moins toute la journée du lundi 19 janvier, a précisé Adif. Le président français Emmanuel Macron a adressé ses pensées aux victimes, selon les informations relayées par les autorités françaises.

Des témoins évoquent une violence du choc et des scènes de panique: « On se croirait dans un film d’horreur », a raconté un passager, Lucas Meriako, qui se trouvait à bord du train Iryo. « Il y a eu un choc très violent à l’arrière et l’impression que tout le train allait se disloquer », a-t-il ajouté. « C’est comme si un tremblement de terre avait secoué le wagon », a témoigné un journaliste de la radio publique RNE. Les autorités indiquent que la cause exacte du déraillement est encore à déterminer et que des enquêtes sont en cours. Dans la gare d’Atocha, des équipes de soutien sont mobilisées pour accompagner les familles des victimes et des blessés.
