Dans la nuit du lundi 19 au mardi 20 janvier, deux véhicules de l’administration pénitentiaire ont été incendiés dans l’enceinte de la maison d’arrêt de Chambéry (Savoie). Les flammes ont été aperçues vers 2 heures du matin et les agents présents sur place ont constaté les dégâts. Une enquête pour destruction par moyens dangereux a été ouverte, et la piste d’un acte volontaire est privilégiée. Selon une source policière citée par BFMTV, l’exploitation de la vidéoprotection a permis d’étayer cette hypothèse.

À Chambéry, deux véhicules de l’administration pénitentiaire incendiés
Les faits se sont déroulés dans la nuit du 19 au 20 janvier dans la prison de Chambéry (Savoie). Deux véhicules appartenant à l’équipe locale de sécurité pénitentiaire ont été retrouvés en feu sur le parking de l’établissement, selon le parquet de Chambéry. Le procureur Xavier Sicot a indiqué qu’une enquête de flagrance pour destruction par moyens dangereux était en cours et qu’il existait un caractère volontaire des faits. «Il s’agit d’une destruction volontaire», a déclaré le procureur à CNEWS. Selon BFMTV, l’exploitation de la vidéoprotection a permis d’accréditer cette hypothèse, et les observations n’indiquent pas de blessés pour l’heure.
La maison d’arrêt de Chambéry disposait de 93 places dont 30 pour la semi-liberté pour 156 détenus, soit une surpopulation carcérale de 167,7 % au 1er janvier 2024, selon les chiffres du ministère de la Justice, un contexte qui alimente le débat sur les conditions de détention dans la région.
«Une nouvelle fois, le système pénitentiaire est attaqué», a appuyé Gwenaël Joly, le directeur de l’établissement, rappelant la gravité des actes et l’impact sur le personnel. Pour l’heure, aucune interpellation n’a été communiquée et les investigations se poursuivent.

Enquête et cadre des faits
Une enquête de flagrance pour destruction par moyens dangereux est en cours, et les autorités a confirmé qu’il s’agit bien d’un acte volontaire. Les faits ont eu lieu dans l’enceinte de la prison et les autorités précisent qu’aucun blessé n’est à déplorer pour le moment. L’enquête se poursuit afin d’établir les circonstances exactes de l’incendie et d’identifier les responsables éventuels.
