Le thé vert, préparé à partir des feuilles de Camellia sinensis, est une boisson largement réputée pour ses bienfaits sur la santé. Il contribue à diminuer le cholestérol et à maintenir une pression artérielle stable, réduisant ainsi les risques de complications cardiovasculaires. Riche en antioxydants, il limite le stress oxydatif et peut aider à la perte de poids. Le thé vert, et en particulier le thé matcha, est aussi associé à des effets détoxifiants et diurétiques. Des études suggèrent que boire deux tasses par jour pourrait diminuer le risque de maladies neurodégénératives comme Parkinson et Alzheimer, ce qui soulève l’intérêt pour ses propriétés bénéfiques sur le cerveau. Dans ce contexte, le thé vert peut influencer les performances cognitives et l’état de flow.
Une étude japonaise et ses résultats
Selon une étude japonaise parue le 10 juillet dans la revue PLOS One, boire du thé vert boosterait les performances cognitives et maximiserait les chances d’atteindre un « état de flow », soit une concentration intense au point d’en perdre la notion du temps. Le thé vert contient des catéchines, de la caféine et de la théanine. Dans la littérature scientifique, la L-théanine associée à la caféine renforce les performances dans des tâches exigeant une grande attention, tout en favorisant la vivacité intellectuelle et en réduisant la fatigue mentale.
Les chercheurs ont suivi 22 participants, tous des hommes, répartis en trois groupes: aucun thé, seulement de l’eau et thé vert. Ils ont effectué deux tâches: une arithmétique et une épreuve de flexibilité cognitive. « Ces effets ont été observés même avec de petites quantités de boisson et de courtes périodes de consommation, ce qui suggère que la consommation habituelle de thé vert à faible dose peut améliorer l’engagement dans la tâche et l’expérience de flux dans les tâches quotidiennes » précisent les chercheurs.
Limitations de l’étude
Cette étude présente plusieurs limites qui doivent être prises en compte pour interpréter les résultats. La taille de l’échantillon est faible et l’essai ne concernait que des hommes, ce qui soulève des questions sur d’éventuels effets différents chez les femmes. De plus, l’expérimentation a été financée par des fabricants de thé vert, ce qui peut introduire des biais potentiels dans l’interprétation des résultats.
Quid de l’état de flow ?
La théorie du flow provient du psychologue hongrois Mihály Csíkszentmihályi. Observant la concentration extrême des artistes en plein travail, il a défini cet état comme une immersion totale et satisfaisante dans une activité. « Les meilleurs moments de notre vie ne sont pas les moments passifs, réceptifs, relaxants… Les meilleurs moments se produisent généralement quand le corps ou l’esprit d’une personne est poussé à ses limites dans un effort volontaire pour accomplir quelque chose de difficile et qui en vaut la peine », écrit-il dans Vivre la psychologie du bonheur.
Comment atteindre le flow ?
Pour accéder à l’état de flow, il faut que la tâche suscite naturellement de l’intérêt et que l’équilibre entre compétences et difficulté soit adapté. La tâche doit être suffisamment complexe pour captiver l’attention, sans être insurmontable. L’objectif doit être clair afin que le cerveau vise un résultat précis et mesurable. Les distractions, comme les notifications ou des signaux de faim, doivent être réduites au maximum et l’environnement propice au calme facilite l’entrée dans cet état.
- Fixez des objectifs clairs et atteignables pour stimuler la concentration.
- Éliminez les perturbations et créez un espace de travail calme et propice à l’immersion.
- Privilégiez une ambiance sonore adaptée: musique répétitive, instrumentale et familière comme le classique ou le lounge; les bruits de la nature peuvent aider à maintenir le focus.
- Des odeurs comme l’encens ou d’autres senteurs suaves pourraient favoriser l’état de concentration prolongée.
