Le tarama séduit souvent à l’apéritif, mais sa composition mérite un vrai coup d’œil. Préparé à base d’œufs de poisson, d’huile, de crème, de gélifiants et de pain, ce tartinable affiche une densité calorique élevée. Angélique Houlbert, diététicienne-nutritionniste et autrice de J’apprends à choisir les bons aliments – Les piliers de la santé (Éditions Thierry Souccar, 2023), rappelle qu’il s’agit dans tous les cas d’une « bombe calorique » avec 550 calories aux 100 g, en raison d’environ 50 % de matières grasses.
La spécialiste insiste aussi sur un autre point : le tarama industriel contient souvent beaucoup d’additifs. Entre épaississants, conservateurs, colorants ou arômes artificiels, certaines références s’éloignent nettement d’une préparation simple et plus qualitative.
Les marques de tarama les plus grasses à éviter
Plusieurs références figurent parmi les taramas à écarter en priorité, car elles combinent une faible teneur en œufs de poisson, une forte proportion de lipides, souvent entre 50 et 60 %, et une liste d’ingrédients particulièrement chargée. Le recours à l’huile végétale raffinée y est important, tandis que les additifs se multiplient.
Parmi les produits pointés du doigt, on retrouve :
- Tarama Carrefour
- Tarama Auchan saveurs de Grèce
- Tarama Blini
- Tarama Casino classique
Dans le cas du tarama Carrefour, l’huile de colza arrive même en premier ingrédient, avant les œufs de poisson, tout comme pour la version Auchan. Angélique Houlbert souligne également que le Tarama Carrefour est « non seulement très gras mais il contient 2 épaississants, 3 conservateurs ».
Pourquoi le tarama industriel pose problème
Le principal souci du tarama du commerce tient à sa composition nutritionnelle. Lorsqu’un produit contient peu d’œufs de poisson et beaucoup d’huile végétale raffinée, il perd en intérêt nutritionnel tout en restant très énergétique. L’ajout d’additifs permet souvent d’améliorer la texture, la couleur ou la conservation, mais au détriment d’une formule plus naturelle.
Ce type de recette transforme un simple tartinable en produit très riche, peu adapté à une consommation régulière. À l’apéritif, il peut vite faire grimper l’apport en calories et en matières grasses sans offrir une vraie qualité nutritionnelle.

Quelles alternatives plus saines choisir ?
Pour un tarama plus intéressant, mieux vaut se tourner vers une version artisanale ou faite maison, avec une liste d’ingrédients courte. L’idéal est de privilégier des recettes à base d’œufs de cabillaud ou de mulet, d’huile d’olive, de pain, de citron et d’au moins 25 % d’œufs de poisson.
Dans le commerce, les versions bio sans additifs constituent une option plus raisonnable. Le Tarama Bonneterre label MSC correspond à ces critères, selon les recommandations citées. Il reste cependant possible d’opter pour d’autres tartinables plus simples et souvent plus équilibrés.
- caviar d’aubergine
- houmous
- tartare d’algue
Le choix végétal, une option intéressante
Angélique Houlbert met aussi en avant le tartare d’algues, qui permet de conserver le côté iodé recherché dans ce type de préparation. Pour ceux qui souhaitent éviter les œufs de poisson, il existe également des versions 100 % végétales vendues en magasin bio.
Ces taramas revisités peuvent être élaborés à partir d’algues, de haricots blancs, comme le Taharama Atelier V, ou de graines de tournesol, comme le Taramalg Marinoë. La diététicienne estime que « ces Tarama végétaux ont une composition nutritionnelle intéressante ».
