L’ibuprofène reste l’un des antidouleurs les plus utilisés en France, même s’il est loin derrière le paracétamol dans le classement des médicaments les plus vendus. Disponible sans ordonnance dans la plupart des pharmacies et supermarchés, il agit en diminuant les hormones impliquées dans l’inflammation et la douleur. Il est fréquemment employé contre les maux de dos, les douleurs menstruelles, les douleurs dentaires ou encore certains symptômes du rhume et de la grippe.
Mais les médecins mettent en garde contre une association souvent méconnue et pourtant risquée : l’ibuprofène et le ginkgo biloba. Selon le NHS, le service de santé publique britannique, ce mélange peut augmenter le risque de saignement, un effet indésirable qui mérite toute l’attention des patients qui prennent des compléments alimentaires à base de plantes.
Le ginkgo biloba, une plante à ne pas associer à l’ibuprofène
Le ginkgo biloba est largement consommé sous forme de complément alimentaire, notamment pour soutenir la mémoire ou favoriser la circulation sanguine. C’est précisément ce profil qui inquiète les médecins britanniques lorsqu’il est combiné avec l’ibuprofène. Leur avertissement est clair : il est préférable de ne pas prendre de ginkgo biloba avec de l’ibuprofène, car cela peut augmenter le risque de saignement.
Le problème vient du fait que le ginkgo biloba fluidifie le sang. Associé à l’action de l’ibuprofène sur les plaquettes, cet effet peut accroître nettement la probabilité de saignements internes, en particulier au niveau de l’estomac. Les experts recommandent donc d’éviter totalement cette combinaison, même à faible dose.
Quels sont les effets secondaires possibles de l’ibuprofène ?
Pris en excès ou sur une longue période, l’ibuprofène peut entraîner plusieurs effets indésirables. Les médecins rappellent qu’il ne s’agit pas d’un médicament anodin et qu’un usage prolongé doit rester encadré. Parmi les troubles les plus souvent cités, certains touchent l’estomac, d’autres la circulation ou les reins.
- douleurs ou brûlures d’estomac ;
- nausées, diarrhées ou ballonnements ;
- maux de tête persistants ;
- rétention d’eau ou hausse de la tension artérielle ;
- plus rarement, atteintes rénales ou cardiaques.
Les associations médicamenteuses à surveiller
Les médecins précisent qu’il est généralement possible d’associer l’ibuprofène avec du paracétamol ou de la codéine. En revanche, ils déconseillent formellement de le prendre avec d’autres anti-inflammatoires comme l’aspirine, car ces médicaments appartiennent à la même famille, les AINS, c’est-à-dire les anti-inflammatoires non stéroïdiens. En les cumulant, le risque d’effets secondaires, comme les douleurs d’estomac ou les ulcères, augmente nettement.
Pour limiter l’irritation gastrique, il est conseillé de prendre les comprimés ou gélules d’ibuprofène pendant un repas ou une collation, ou avec un verre de lait. Les spécialistes soulignent toutefois que si le médicament est pris juste après avoir mangé, il peut mettre plus de temps à agir.
Quand faut-il consulter ?
L’ibuprofène doit être utilisé uniquement aux doses recommandées et sur une durée limitée. Les professionnels de santé rappellent qu’en cas de symptômes inhabituels, il ne faut pas attendre pour demander un avis médical. Certains signes doivent alerter immédiatement, car ils peuvent indiquer un saignement ou une complication liée au traitement.
- selles noires ;
- vertiges ;
- essoufflement.
Dans ces situations, une consultation rapide avec un professionnel de santé est essentielle, surtout si l’ibuprofène est associé à un complément alimentaire comme le ginkgo biloba.