La sénatrice berlinoise à l’Économie, Franziska Giffey, s’est déclarée satisfaite de la nouvelle solution proposée pour le ticket à 29 euros destiné aux transports en commun de Berlin. « Je considère que cette solution, trouvée dans cette situation difficile, est un moyen intelligent et efficace », a-t-elle déclaré à l’agence de presse allemande Deutsche Presse-Agentur.
Le pays compense la différence
Actuellement, les détenteurs du Berlin-Abo sont progressivement transférés vers le Deutschlandticket. La différence de prix entre les deux abonnements — le Berlin-Abo coûtant 29 euros par mois et le Deutschlandticket à 58 euros par mois à partir de janvier — sera prise en charge par le pays.
Ainsi, jusqu’à la fin de leur contrat d’un an, les usagers pourront voyager pour 29 euros dans les bus et trains du réseau régional et de transport public.
Des économies moins importantes que prévu
Ce compromis permettra au Sénat d’économiser environ 30 millions d’euros, un montant inférieur à ce qui avait été initialement anticipé. « Je pense qu’un montant à deux chiffres en millions reste un montant d’épargne substantiel », a déclaré Giffey. Bien que le montant ne soit pas aussi élevé que prévu par les administrations concernées, « chaque euro contribue à la consolidation ».
Giffey a affirmé qu’elle avait toujours soutenu l’initiative du ticket à 29 euros, qui représentait un allègement concret pour les citoyens. « J’ai également défendu des crèches gratuites, un ticket scolaire gratuit pour 300 000 enfants et jeunes à Berlin, un ticket social et des repas gratuits dans les crèches et écoles », a-t-elle ajouté. « Lorsque des choix difficiles doivent être faits, il est évident pour moi que je fais le choix en faveur des enfants et des familles. »
Giffey : Une offre de transports publics sans égal en Allemagne
Malgré les problèmes persistants rencontrés par les transports en commun de Berlin (BVG), la sénatrice a loué la qualité de l’offre de transport public dans la capitale. « Il faut dire que nous avons à Berlin une offre en minute qui n’a pas d’égal en Allemagne », a-t-elle souligné. « Je suis heureuse que nous ayons désormais un plan concret pour la livraison de nouvelles rames de métro, avec environ 500 nouveaux véhicules prévus entre 2025 et 2027 pour l’ensemble du réseau. »
Le principal facteur de la forte proportion de retards de la BVG est un parc de véhicules vieillissant. La livraison des nouveaux véhicules, retardée depuis des années, devrait commencer en septembre prochain. Henrik Falk, directeur de la BVG, a récemment affirmé qu’avant que l’offre à Berlin puisse encore croître, elle devait d’abord être stabilisée. L’entreprise s’est donnée jusqu’en 2027 pour cette tâche.
« Lorsque l’on est dans une période difficile, une prestation de service stable est d’abord la plus importante », a précisé Giffey, qui est également présidente du conseil de surveillance de la BVG. « Nous ne disons pas : stabilité au lieu de croissance. » L’offre continuera donc d’augmenter dans les années à venir, avec des extensions prévues pour les lignes de métro U3 et U7. « Tout cela ne se fera pas du jour au lendemain, mais nous restons déterminés. »
