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    Washington assouplit les sanctions américaines contre la Syrie

    Syrie, États-Unis

    Washington assouplit les sanctions américaines contre la Syrie

    Après des demandes répétées pour lever les sanctions américaines imposées à la Syrie, Washington a annoncé lundi un assouplissement partiel de ces sanctions pour une durée de six mois. Cette décision vise à faciliter la vie des habitants en Syrie.

    Réactions de la Syrie

    Le gouvernement syrien a accueilli favorablement cette décision américaine, espérant un retrait complet des sanctions. La gouvernement intérimaire syrien a exprimé son espoir de voir ces sanctions disparaître totalement.

    Mesures mises en place par le département du Trésor américain

    Le département du Trésor américain a introduit un nouveau permis général visant à élargir les activités et transactions autorisées avec la Syrie, tout en continuant à surveiller l’évolution de la situation politique sous le nouveau gouvernement syrien.

    Dans une déclaration, le Trésor a précisé que cette initiative est destinée à garantir que les sanctions ne bloquent pas les services essentiels et le bon fonctionnement de l’administration en Syrie, y compris l’approvisionnement en électricité, en énergie, en eau et en assainissement.

    Déclarations des autorités américaines

    Le vice-ministre du Trésor, Wally Adeyemo, a déclaré que « la fin du régime brutal et répressif de Bachar al-Assad, soutenu par la Russie et l’Iran, offre une occasion unique pour la Syrie et son peuple de se reconstruire ».

    Conditions des sanctions

    Le Trésor américain a précisé qu’il n’a pas levé l’interdiction sur les biens ou les intérêts de personnes ou d’entités actuellement sur la liste des sanctions. Cela inclut Assad, les figures de son régime, ses proches, la banque centrale syrienne ainsi que Hay’at Tahrir al-Sham (anciennement connue sous le nom de Jabhat al-Nusra) qui a mené les attaques ayant conduit à la fuite d’Assad.

    Le Trésor a également indiqué que la décision n’autorise pas « toute transaction financière avec toute personne soumise à des sanctions, sauf pour certaines transactions autorisées aux institutions gouvernementales ou aux prestataires de services associés en Syrie ».

    Objectifs de l’assouplissement des sanctions

    Le département du Trésor américain a mentionné que l’assouplissement vise à :

    • Assurer que les services essentiels ne soient pas entravés et que le gouvernement puisse continuer à fonctionner dans tout le pays, y compris l’approvisionnement en électricité, énergie, eau et assainissement.
    • Permettre des transactions avec les institutions gouvernementales en Syrie, y compris les administrations, agences et services publics, tels que les hôpitaux et écoles.
    • Faciliter les transactions pour soutenir la vente d’énergie, y compris le pétrole et l’électricité, ou leur fourniture, stockage ou don à la Syrie.

    La position du gouvernement syrien

    Le ministre des Affaires étrangères syrien, As’ad al-Shaybani, a déclaré que « bien que le régime d’Assad ait disparu, les sanctions continuent d’affecter le peuple syrien, entravant sa récupération. La décision du Trésor américain concernant les sanctions représente une avancée, mais nous attendons un retrait complet des sanctions ».

    Historique des sanctions américaines contre la Syrie

    Les sanctions américaines contre la Syrie ont commencé en décembre 1979, lorsque la Syrie a été classée comme « État soutenant le terrorisme ». Ces sanctions ont engendré un embargo sur les exportations et ventes d’armements, ainsi que diverses restrictions financières.

    En mai 2004, des restrictions supplémentaires sur les importations et exportations ont été mises en œuvre avec la loi américaine « Loi de responsabilité de la Syrie et de rétablissement de la souveraineté libanaise ». Puis, avec le déclenchement de la guerre en Syrie en 2011, les sanctions sont devenues plus sévères, interdisant le commerce dans les secteurs de l’énergie et des finances, essentiels pour le régime d’Assad.

    Les sanctions ont été élargies par le biais de la « Loi Caesar« , signée par l’ancien président américain Donald Trump en décembre 2019, prenant effet en juin 2020. Cette loi visait à protéger les civils en Syrie et inclut de sévères restrictions sur les secteurs de la construction et de l’énergie, tout en ciblant la banque centrale syrienne pour limiter la capacité de financement du régime d’Assad.

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