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    Gouvernement de Palestine une réponse face à l’occupation après 1948

    Gouvernement de Palestine : Une réponse face à l’occupation après 1948

    La formation d’un gouvernement comprenant l’ensemble de la Palestine a émergé lors de l’annonce par le gouvernement britannique du mandat, marquant son intention de mettre fin à ce mandat. La question palestinienne a alors été transférée aux Nations Unies.

    La direction palestinienne, représentée à l’époque par le Haut Comité Arabe de Palestine, dirigé par le grand mufti Amin al-Husseini, a compris l’importance de se préparer pour cet événement et de créer un cadre constitutionnel afin de combler le vide laissé par la fin du mandat, ce cadre étant l’établissement d’un gouvernement arabe palestinien.

    Gestion civile temporaire

    Le Haut Comité Arabe de Palestine a sollicité le soutien de la Ligue des États arabes et de ses pays pour appuyer sa décision de former un gouvernement palestinien en mai 1948. Cependant, les États arabes n’ont pas accepté de créer ce gouvernement à ce moment-là.

    Le comité a poursuivi ses efforts pour convaincre les pays arabes de la nécessité de créer un gouvernement palestinien, mais cela a été vain, alors que les juifs avaient déjà établi les structures d’un gouvernement juif pour la Palestine, qui a été officiellement annoncée à la fin du mandat.

    Le 14 mai 1948, l’État d’Entité sioniste a été proclamé, et les armées arabes sont entrées sur le territoire palestinien, déclenchant la Guerre de 1948. La première trêve a suivi, suivie d’une seconde, mais les juifs ont continué à violer les dispositions de la seconde trêve, s’emparant de plus de terres palestiniennes.

    Le 10 juillet 1948, le secrétariat général de la Ligue des États arabes a annoncé l’approbation de la commission politique de la Liga pour former une « gestion civile temporaire », dont les fonctions ont été définies pour gérer les affaires civiles générales et les services essentiels.

    Le congrès de Gaza et le gouvernement d’ensemble de la Palestine

    La question du gouvernement arabe palestinien est devenue une nécessité pressante à l’approche de la nouvelle session de l’Assemblée générale des Nations Unies à l’automne 1948.

    Le Haut Comité Arabe a adopté le sujet, et Jamal al-Husseini a fait le tour des capitales arabes pour obtenir leur soutien. Le 22 septembre 1948, la formation du gouvernement d’ensemble de Palestine a été annoncée à Gaza.

    Son président, Ahmad Hilmi Abd al-Baqi, a informé les gouvernements arabes et le secrétaire général de la Ligue, et un communiqué a été diffusé au peuple arabe palestinien au nom du nouveau gouvernement, lui demandant d’apporter son soutien à son gouvernement national.

    Constitution du système politique

    Le communiqué a indiqué que le Haut Comité Arabe avait décidé d’instaurer un système politique dans le pays et de créer une direction nationale générale pour toute la Palestine, constituée de :

    • Un président supérieur.
    • Un conseil national général.
    • Un conseil exécutif dirigé par un président responsable devant le conseil national général.

    Lors de la réunion des délégués à Gaza, ils ont créé un conseil que l’on a appelé le Conseil national palestinien, qui a élu un gouvernement connu sous le nom de gouvernement d’ensemble de Palestine.

    Membres du gouvernement d’ensemble de Palestine

    Le gouvernement comprenait Ahmad Hilmi Abd al-Baqi comme président, ainsi que Jamal al-Husseini, Raji al-Husseini, Awni Abd al-Hadi, Akram Zaytoun, Hussein Fakhri al-Khalidi, Ali Hasna, Michal Abkarious, Yosef Sayoun et Amin Aql comme membres.

    Position des gouvernements arabes

    Bien que les gouvernements arabes aient compris la nécessité de ce nouveau gouvernement et aient donné leur accord, certains pays arabes ont exprimé des objections, tandis que d’autres ont gardé des réserves. Le roi de Jordanie, Abdallah Ben Hussein, a résisté à la création du nouveau gouvernement, et sa résistance a évolué en une campagne publique contre celui-ci.

    Le roi a encouragé un nombre de personnalités jordaniennes et palestiniennes à mener une campagne violente contre le nouveau gouvernement, tandis que la Ligue arabe tentait d’intervenir, le Premier ministre libanais Riad al-Solh cherchant à apaiser les tensions. Cependant, le roi Abdallah n’a pas changé d’avis.

    Contrôle de l’administration égyptienne

    Le gouvernement d’ensemble de Palestine se composait de 12 ministères et avait son siège à la capitale égyptienne Le Caire, d’où il gérait les affaires de la bande de Gaza, ce qui le plaçait effectivement sous l’administration égyptienne, sans être financièrement, administrativement, ou militairement séparé de celle-ci.

    Bien que l’Égypte ait montré son enthousiasme en reconnaissant le gouvernement le 12 octobre 1948, elle ne s’est pas engagée à respecter les promesses faites à celui-ci, l’empêchant d’exercer ses prérogatives à Gaza.

    Obstacles et entraves

    La Ligue arabe a restreint financièrement le gouvernement de Palestine, le contraignant à dissoudre les forces restantes du Jihad sacré qui œuvraient dans la région égyptienne de la Palestine, sous la supervision de l’armée égyptienne. Les forces opérant sous le contrôle de la Jordanie ont été intégrées à l’armée jordanienne.

    Le manque de financement de la part de la Ligue arabe a été le coup fatal qui a conduit à la dissolution des ministères du gouvernement et à la réduction de ses activités en septembre 1952.

    Bien que le gouvernement d’ensemble de Palestine ait été incapable de remplir ses obligations politiques et militaires, il a néanmoins utilisé le peu de marge de manœuvre accordée par certains pays arabes pour émettre 60 000 passeports en son nom pour les Palestiniens dans certains pays arabes entre 1948 et 1961. Cela a permis une certaine activité dans des domaines tels que l’éducation et la santé.

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