Les organisateurs des JO 2030 dans les Alpes françaises indiquent dans un communiqué avoir collectivement pris acte de « désaccords insurmontables » entre le président Edgar Grospiron et le directeur général Cyril Linette. Ils précisent que ce dernier a reçu l’aval des parties prenantes pour proposer une solution à la crise.
Le comité d’organisation des Jeux olympiques et paralympiques (Cojop) traverse une crise ouverte après trois départs de cadres en deux mois: la directrice des opérations, Anne Murac, puis le directeur de la communication, Arthur Richer, et enfin le président du comité des rémunérations, Bertrand Méheut. Des luttes d’influence politique et des crispations avec certains acteurs régionaux se mêlent à des mécontentements locaux face à l’idée d’importer l’expérience de Paris 2024 dans des territoires de montagne. Des tensions supplémentaires ont été enregistrées entre MM. Grospiron et Linette.
Mardi soir, une réunion d’urgence avait été décidée par les principales parties prenantes du Cojop 2030, à savoir le gouvernement, les comités olympique et paralympique, ainsi que les régions Provence-Alpes-Côte d’Azur et Auvergne-Rhône-Alpes.
« Au regard des éléments partagés lors de ces échanges, les parties prenantes ont collectivement pris acte de désaccords insurmontables entre le président Edgar Grospiron et le directeur général Cyril Linette. Dans ce contexte, elles ont donné leur aval au président du Cojop pour conduire les discussions nécessaires et lui ont demandé de proposer la solution la plus adaptée à l’intérêt collectif du projet », est-il indiqué.
« Dans cette perspective, les parties prenantes et le président du Cojop se sont accordés sur un calendrier de gouvernance », poursuit le communiqué, sans que le départ de Cyril Linette ne soit clairement mentionné.
« Accompagner cette phase de transition »: un bureau exécutif se tiendra le dimanche 22 février au matin, afin de statuer sur la situation évoquée et d’examiner les recommandations issues de la mission d’accompagnement en cours sous l’égide d’Étienne Thobois, ancien directeur général de Paris 2024 chargé d’une mission d’accompagnement fin janvier à la suite des deux premières démissions au sein du Cojop.
Un autre bureau exécutif, le 19 mars, arrêtera les modalités opérationnelles de mise en œuvre de la nouvelle organisation, précise le communiqué.
Les services de l’État apporteront leur soutien afin d’accompagner cette phase de transition et de consolidation.
Alors que cette communication intervient en pleine période des Jeux olympiques d’hiver de Milan-Cortina, les parties prenantes rappellent que « la priorité absolue demeure le sport et les athlètes ».
