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    Joe Biden : Bilan et Réflexions Avant de Quitter la Maison-Blanche

    États-Unis

    Dans une interview exclusive, Joe Biden fait le point sur son bilan, ses regrets et ses réussites avant de quitter la Maison-Blanche. Lucide sur ses limites, il défend ses choix économiques, sa politique étrangère et réfléchit à des décisions inédites.

    L’essentiel

    – Biden estime qu’il aurait pu remporter un second mandat, mais reconnaît que l’âge et l’énergie nécessaires à la fonction présidentielle ont influencé sa décision de ne pas se représenter.
    – Il pourrait accorder des grâces préventives à des figures comme Liz Cheney et Anthony Fauci, menacées de représailles politiques sous l’administration Trump.
    – Malgré des retards dans ses projets d’infrastructure et une inflation persistante, Biden défend un bilan solide, reconnu même par Trump, et met en avant son expérience en politique étrangère pour gérer des crises mondiales.

    « Jusqu’ici tout va bien, mais qui sait ce que je serai à 86 ans ? »

    Joe Biden a déclaré qu’il pensait avoir de bonnes chances de remporter un second mandat s’il n’avait pas choisi de se désister de la course à la Maison-Blanche. « C’est présomptueux de le dire, mais je pense que oui », a-t-il affirmé.

    Cependant, l’actuel président, qui le sera encore pour deux semaines, est lucide quant aux exigences physiques et mentales du poste. Il ne cache pas que ces préoccupations ont influencé sa décision : « Jusqu’ici tout va bien, mais qui sait ce que je serai à 86 ans ? »

    « Il n’est pas nécessaire de régler ses comptes »

    À seulement deux semaines de la fin de son mandat, Biden a expliqué qu’il envisageait d’accorder des grâces de manière préventive, une mesure exceptionnelle dans l’histoire présidentielle américaine. Cette forme de grâce, bien que légale, permettrait de protéger des individus contre d’éventuelles poursuites judiciaires avant même qu’elles ne soient engagées.

    Parmi les noms évoqués figurent Liz Cheney, ancienne représentante républicaine, et le Dr Anthony Fauci, ancien conseiller en chef pour la santé publique. En envisageant cela, Biden cherche à protéger des figures publiques exposées à des représailles politiques potentielles sous l’administration Trump. « J’essaie de montrer qu’il n’est pas nécessaire de régler des comptes », a-t-il déclaré.

    Un regret majeur : contrer la désinformation

    Biden a exprimé sa frustration face à son incapacité à lutter efficacement contre la désinformation, qu’il considère comme l’un des plus grands défis de son mandat. Il a souligné que l’évolution du paysage médiatique a remplacé les éditeurs traditionnels capables de vérifier les faits.

    « À cause de la manière dont l’information est partagée aujourd’hui, il n’y a plus d’éditeurs pour dire : « C’est tout simplement faux » », a-t-il déploré, prenant l’exemple d’une déclaration de Donald Trump sur une « invasion venant du sud ».

    « L’avantage d’être un vieux gars, c’est que je connais les grands dirigeants mondiaux depuis longtemps »

    Au cours de l’entretien, Biden a mis en avant sa longue expérience en politique étrangère comme un atout clé de sa présidence. « L’avantage d’être un vieux gars, c’est que je connais les grands dirigeants mondiaux depuis longtemps. J’ai une perspective sur chacun d’eux et sur leurs intérêts », a-t-il confié.

    Son mandat a également été marqué par la restauration des alliances historiques des États-Unis, mises à mal sous l’administration Trump, notamment en ce qui concerne la relation transatlantique et la réponse à l’invasion de l’Ukraine par la Russie.

    Un bilan économique en demi-teinte

    Biden a défendu son bilan économique, en insistant sur les mesures qu’il considère comme essentielles pour préserver la stabilité des États-Unis après la pandémie. Parmi ses réalisations majeures, le plan de relance de 1.900 milliards d’euros et le plan d’infrastructure de 1.200 milliards d’euros.

    Cependant, au terme de son mandat, il a reconnu que l’impact immédiat de ses initiatives avait été limité par des retards dans leur mise en œuvre. « Les historiens diront que l’impact a été grand, mais il n’a pas eu d’effet immédiat sur la vie des gens », a-t-il admis.

    Une empreinte durable sur le pays

    Malgré les retards et l’inflation, Biden reste convaincu que ces investissements laisseront une empreinte durable sur le pays. Fait surprenant, même Donald Trump aurait reconnu certains succès économiques de Biden, en affirmant qu’il « laissait un bon bilan » sur ce point.

    Joe Biden | Interview | Bilan | Politique | États-unis

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