La Corée du Nord a mené deux tirs d’essai de missiles de croisière de longue portée, les projectiles ayant volé plus de deux heures et survolé la mer Jaune, selon KCNA et les médias d’État. Les tirs ont été effectués dimanche depuis la région de Sunan, près de Pyongyang, et supervisés par le dirigeant Kim Jong Un, qui a déclaré que « consacreraient comme toujours tous leurs efforts au développement illimité et soutenu de la force de combat nucléaire de l’État », selon KCNA. Les analystes estiment que ces essais visent à améliorer les capacités de frappe de précision et à défier les États-Unis et la Corée du Sud, tout en s’inscrivant dans une série de lancements observés ces dernières années. Par ailleurs, les discussions sur les sanctions internationales et les échanges militaires alimentent un cadre régional tendu.

Deux tirs nord‑corréens de missiles de croisière
Selon l’état-major interarmées de Séoul, les missiles ont été tirés dimanche à 08H00 (23H00 GMT samedi) depuis la région de Sunan et ont volé pendant plus de deux heures avant d’atteindre leurs cibles en mer Jaune, selon KCNA et relayé par les dépêches sud‑coréennes. KCNA précise que Kim Jong Un a supervisé l’opération et réaffirmé que le gouvernement et le parti « consacreraient comme toujours tous leurs efforts au développement illimité et soutenu de la force de combat nucléaire de l’État ».
Les experts cités par les dépêches indiquent que les missiles de croisière de type flèche, d’une portée estimée à environ 2 000 kilomètres, sont capables de frapper non seulement l’ensemble de la péninsule coréenne mais aussi les bases arrière des forces américaines stationnées au Japon, une analyse reprise par des analystes tels que Yang Moo-jin, ex‑président de l’Université des études nord‑coréennes à Séoul, et rapportée par l AFP.
« Les missiles de croisière de type flèche, d’une portée d’environ 2 000 kilomètres, sont capables de frapper non seulement l’ensemble de la péninsule coréenne mais aussi les bases arrière des forces américaines stationnées au Japon », a indiqué Yang Moo-jin à l AFP. L’exercice, selon les commentaires des analystes, vise à contrer les manœuvres américaines et sud‑coréennes et à tester des armes en vue d’un éventuel export vers la Russie, dans un cadre de tensions accrues autour des sanctions de l’ONU et de l’allègement des restrictions sur Pyongyang, selon KCNA.
La Corée du Nord a intensifié ces dernières années ses lancements et tente, selon les analystes, d’améliorer ses capacités de frappe de précision et de renforcer sa dissuasion face aux États‑Unis et à leurs alliés. À ce sujet, les échanges entre Séoul, Washington et les chancelleries occidentales s’inscrivent dans un contexte marqué par les sanctions internationales et les discussions sur les armes et les technologies militaires, avec des implications potentielles pour la sécurité régionale et les dynamiques d’alliance en Asie‑Pacifique.
Contexte international et enjeux sécuritaires
Les tirs s’inscrivent dans un contexte de sanctions imposées par les Nations unies et d’un renforcement des débats sur la manière de répondre à l’essor du programme nord‑coréen. Des analystes estiment que ces démonstrations visent à préserver une capacité de dissuasion, à tester des armes et à envoyer un message à Washington et à ses alliés. Les sanctions internationales et les échanges sur les technologies militaires constituent le cadre dans lequel ces essais se déroulent, avec des implications potentiellement plus larges pour la sécurité régionale et les dynamiques d’alliance en Asie‑Pacifique.
