Dans une interview récente, Florent Manaudou, médaillé de bronze sur 50 m aux Jeux olympiques de Paris 2024, partage ses émotions et ses réflexions sur la vie après les JO. À 33 ans, il se prépare déjà pour l’avenir, tout en faisant face à un retour difficile à la normalité.
Le spleen post-JO
La « JO-stalgie » touche tous les athlètes, et Manaudou ne fait pas exception. Dans ses déclarations, il parle du défi de se motiver après la fin des compétitions. « C’est compliqué de se motiver quand il n’y a pas de carotte et avec toutes les émotions à assimiler. La carotte de Paris 2024 était très belle, c’était facile », explique-t-il.
Il confie aussi qu’il n’a pas réussi à s’entraîner de manière régulière : « J’ai toutes les bonnes conditions pour m’entraîner mais je n’ai jamais fait une semaine complète. La flamme est un peu partie pour l’instant. »
Des émotions difficiles à gérer
Manaudou admet que ces derniers mois ont été émotionnellement éprouvants. « Il y a eu le gros down quand je suis rentré à la maison. C’est agréable pendant un temps, mais quand on me reparle de ça tous les jours, c’est dur d’avancer. » Ce constat rend son retour à la vie normale encore plus complexe.
Un tournant dans sa carrière
Le nageur décrit cette période comme un carrefour dans sa vie. « J’ai l’impression d’être à un carrefour de ma vie, le deuxième grand carrefour de ma vie. » Manaudou prévoit de finir sa carrière lors des Championnats d’Europe à Paris en 2026, un événement qu’il considère comme sa dernière compétition.
Un héritage à laisser
Réfléchissant à la manière dont il souhaite conclure sa carrière, Manaudou souligne l’importance de partir sur une note positive. « Je suis en train de faire la transition et je n’ai pas envie qu’elle soit brutale. » Il aspire à laisser un héritage à l’équipe de France, comme l’ont fait ses prédécesseurs.
« Quand je me souviens de la fin de carrière de Fabien (Gilot), ils ont légué quelque chose à l’équipe de France. J’aimerais bien partir en léguant quelque chose », conclut-il.

