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    Tension politique en Corée du Sud : démission du président menacée

    Corée du Sud

    La situation politique en Corée du Sud est devenue particulièrement tendue avec la menace de démission du président Yoon Suk Yeol, suite à sa tentative d’imposer la loi martiale. Ce mercredi 4 décembre, Yoon se retrouve dos au mur, confronté à des pressions tant de son propre parti que de l’opposition.

    Une loi martiale controversée

    Lors d’une allocution surprise le 3 décembre, le président Yoon Suk Yeol a annoncé l’instauration de la loi martiale, qu’il a été contraint d’abroger face à des manifestations massives et à des critiques virulentes. Il a accusé l’opposition d’être des *« forces hostiles à l’Etat »*, évoquant des désaccords sur le budget. Son annonce a entraîné le déploiement des troupes et des hélicoptères de l’armée sur le toit du parlement, où les députés se sont réunis en urgence pour voter une résolution demandant l’annulation de cette mesure.

    Procédure en destitution en cours

    Le principal parti d’opposition, le Parti démocrate, a exigé la *« démission »* immédiate de Yoon et a annoncé avoir déposé une motion de destitution. Les députés décideront rapidement de la date de vote, qui pourrait avoir lieu dès vendredi. Le chef de l’opposition, Lee Jae-myung, a qualifié la loi martiale d’*« illégale »* et a appelé à des manifestations devant le parlement. En parallèle, le Parti du Pouvoir au Peuple, celui de Yoon, a également indiqué que leur leader devait rendre des comptes sur cette situation chaotique.

    Réactions et manifestations

    Des centaines de manifestants ont convergé vers le parlement pour exiger la démission de Yoon Suk Yeol, tandis que la Confédération coréenne des syndicats a appelé à une *« grève générale illimitée »*. Le climat politique est particulièrement volatile, et le président n’est pas réapparu en public depuis plusieurs heures.

    Impact économique

    La Bourse de Séoul a également ressenti les effets de cette crise politique, clôturant en baisse de 1,4 %, après avoir perdu plus de 2 % lors de la séance. Samsung Electronics, un acteur majeur du marché, a vu son action chuter de 0,93 %, témoignant de l’inquiétude des investisseurs face à la situation instable.

    Contexte et justifications

    Yoon Suk Yeol a justifié la loi martiale par la nécessité d’*« éliminer les éléments hostiles à l’Etat »* et de *« protéger la Corée du Sud libérale des menaces posées par les forces communistes nord-coréennes »*. Cependant, cette décision sans précédent en plus de 40 ans a suscité une vague d’inquiétude tant au niveau national qu’international, notamment auprès des États-Unis, allié clé de Séoul.

    Corée Du Sud | Yoon Suk Yeol | Loi Martiale | Politique

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